Hermes Belgian Growth : la préservation du capital avant tout
jeudi 09 février 2012 à 00h00
Avec 50 actions en portefeuille, le fonds Hermes dédié aux actions belges a pour ambition de faire croître votre capital mais en ayant toujours à l’œil la préservation du capital.
Hermes Belgian Growth
Isin BE0172066855 (capitalisation)
Isin BE 0172068877 (distribution)
Devise : EUR
Date de lancement : novembre 1999
Le fonds en actions belges, le Hermes Belgian Growth, n’est pas un inconnu de notre palmarès des meilleurs de fonds de placements. L’année dernière déjà, ce même fonds avait remporté le trophée du meilleur fonds en actions belges. Quels sont les clés de ce succès qui se répète d’une année à l’autre ? Et que pouvons nous attendre de 2012 ? Nous avons interrogé Paul De Meyer, gestionnaire de ce fonds auprès de Capfi Delen Asset management.
Pour l’année 2010, vous aviez déjà été primé comme meilleur fonds en actions belges. Vous renouvelez cette performance en 2011. Comment expliquez-vous ce succès ?
La philosophie qui prévaut dans la gestion de ce fonds en actions belges n’a pas changé par rapport à l’année dernière : notre mission première est de préserver les capitaux sous gestion. Nous n’allons pas chercher à créer du rendement à tout prix quitte à prendre des risques inconsidérés. La préservation du capital est notre ambition première. Ce qui ne signifie toutefois pas que nous n’offrons aucune perspective de rendement. Faire fructifier les capitaux sous gestion est également au cœur de notre métier.
Pour combiner ces deux objectifs que sont la préservation du capital et le rendement, nous ne misons que sur des sociétés dans lesquelles nous avons confiance et que nous connaissons bien. Leur bilan doit être de première qualité et elles doivent offrir également des perspectives de croissance intéressantes. La valorisation des actions est un autre point crucial. Nous sommes perpétuellement en quête de valeurs de qualité bon marché ou en tout cas raisonnablement valorisées.
Les conditions de marché difficiles de 2011 ont-elles influencé votre stratégie de gestion ?
Nous n’avons pas changé de cap. La préservation du capital et la recherche du rendement à travers des actifs de qualité reste au centre de nos préoccupations. Nous avons toutefois fait le choix tactique de ne plus uniquement miser sur une stratégie buy and hold (Ndlr. acheter et conserver les titres pour le long terme) mais d’aller pour une partie de nos positions vers une gestion plus active. En fonction des conditions de marché, nous allons modifier la pondération de certaines actions dans notre portefeuille. Concrètement, quand nous observons une détérioration des marchés d’actions nous réduisons la pondération des valeurs cycliques afin de favoriser les actions plus défensives et les liquidités. Notre position en cash est devenue un outil stratégique important pour réduire les risques inhérents à notre portefeuille.
Qu’attendez-vous des marchés en 2012 ?
Nous ne sommes pas très optimistes pour l’année qui vient de commencer. Nous tablons sur une année boursière difficile, où la volatilité sera à nouveau exacerbée. Nous craignons entre autre de nouveaux soucis en provenance des pays périphériques de la zone euro. Nous évitons dès lors les entreprises très actives dans ces régions. Nous restons également en retrait du secteur financier, particulièrement sensible aux déboires financiers de l’Europe. Notre portefeuille risque néanmoins de souffrir par ricochet de la crise européenne. Le marché dans sa totalité sera cette année encore affecté par cette crise. Difficile d’y échapper dans ces conditions. Finalement le meilleur moyen de limiter la casse, sera cette année encore de poursuivre notre stratégie visant les entreprises de la meilleure qualité à des prix raisonnables.
Après le net recul des cours boursiers en 2011, le marché foisonne d’actions à bon prix. N’est ce pas le bon moment pour faire de bonnes affaires ?
La Bourse belge regorge effectivement de valeurs de qualité à bon prix, mais nous n’achetons toutefois pas activement ces titres à l’heure actuelle. Ces même actions pourraient encore être bien meilleur marché dans deux mois. Il est très difficile de trouver le bon moment pour revenir sur les marchés. Pour notre part, nous sommes encore en position d’attente. Nous ne nous positionnons que très prudemment sur les marchés d’actions.
Pouvez-vous nous citer quelques actions qui ont vos faveurs ?
Nous apprécions entre autre l’action RTL Group. Même si ce groupe évolue dans un secteur cyclique, il peut se targuer de marges conséquentes et d’un potentiel de croissance non négligeable.
Sipef fait partie des titres que plébiscitons pour son bilan solide. Chose rare, cette société active en Asie pour produire de l’huile de palme, affiche une position nette de liquidités.
Nyrstar fait partie de ces actions que nous avons en portefeuille pour ses perspectives de croissance. Depuis son virage stratégique visant entre autre à acquérir ses propres mines de zinc, les risques financiers ont pris de l’ampleur mais ses perspectives de croissance se sont nettement améliorées.
Quel rendement peuvent espérer les investisseurs en entrant dans votre fonds ?
Avant toute chose il faut savoir que notre fonds ne peut être considéré comme purement défensif. Même s’il a une orientation défensive dans les actifs composant notre portefeuille, notre fonds est investi en actions uniquement ce qui implique un certain degré de risques. C’est un fonds qui doit s’inscrire en périphérie d’un portefeuille bien équilibré. Il est destiné à des investisseurs dynamiques disposant d’un horizon de placement d’au moins cinq ans. Sur cet horizon de long terme, nous avons l’ambition d’offrir un rendement compris entre 5% et 10%.
Karine Huet



