mercredi 16 mai 2012

Meilleur fonds en actions américaines : BNPP L1 Equity High Dividend USA

jeudi 09 février 2012 à 00h00

Au niveau boursier, ce sont toutefois les fonds investis en valeurs américaines qui ont réalisé les meilleures performances en 2011, en particulier grâce à la forte remontée des cours sur le dernier trimestre de l'année. En tête de la meute, c'est le fonds BNP Paribas L1 Equity High Dividend USA qui remporte la palme, avec une progression de 7,3%. Comme son nom l'indique, il s'agit de viser les actions américaines qui rapportent un dividende élevé, soit un niveau supérieur à 3% brut. Pour Wouter Weijand (Global Head High Income Equity chez BNP Paribas Investment Partners), "c'est cette discipline en terme de rendement qui a permis au fonds d'être relativement peu investi sur les valeurs financières (qui ne distribuent plus ou pratiquement plus de dividende), et qui a donc protégé en grande partie nos clients. Avec 12% de notre portefeuille sur le secteur, nous sommes en effet significativement sous-investi par rapport à l'indice S&P500".
 
Baisse des cours
 
"Notre univers d'investissement a beaucoup changé sur les 10 dernières années. Auparavant, nous n'avions par exemple aucune valeur technologique, car elle ne distribuaient tout simplement pas de dividende. De même, à la grande époque des Big Pharma, la cours étaient tellement élevés que les rendements ne dépassaient souvent pas 1%. Le fort recul des cours aux Etats-Unis sur les 10 dernières années a permis de voir ces deux secteurs entrer plus nettement dans notre univers", constate Wouter Weijand (BNP Paribas Investment Partners).
 
La stratégie d'investissement est de déterminer une "valeur absolue" pour chaque participation, qui dépendra de la somme des cash flows dégagés par chaque ligne d'activité, diminué de l'endettement. "Ceci nous permettra de déterminer si une action est cotée avec une décote ou une prime. Dans a pratique, notre but sera d'acheter une position qui affiche une forte décote, et la vendre quand le cours atteint cette valeur absolue". Comme pour les autres fonds en actions présentés dans cet article, le turnover du fonds est faible, soit environ 40% du portefeuille qui tourne chaque année, et seulement 30% sur l'année 2011. "Nous sommes très prudents pour réaliser une vente. Quand le cours atteint sa valeurs absolue, nous allons revoir la situation régulièrement. Quand le cours dépasse les 10% de prime, la position sera diminuée, et si la prime dépasse 20%, nous vendonst", explique Wouter Weijand (BNP Paribas Investment Partners).
 
Maintenir le rendement
 
Un des principaux critères de sélection (outre la valorisation et la santé financière) sera la capacité d'une société à maintenir son dividende en cas de problème. "Cette capacité s'examine en regardant les données historiques, mais également en regardant quelles sont les sociétés à risque au sein d'un secteur. Cette analyse se fait en collaboration avec une équipe d'analystes quantitatifs basée à Amsterdam qui s'occupe ponctuellement de scanner notre univers d'investissement à la recherche des canards boiteux et d'oiseaux rares".
 
Pour la gestion de ce fonds, huit analystes basés aux Etats-Unis sont chargés de fournir de la recherche sectorielle aux trois gestionnaires-stratégistes du fonds. "L'initiative de suivre telle ou telle société pourra venir du gestionnaire ou de l'analyste. Notre univers d'investissement comprends 500 entreprises américaines de petites, moyennes ou grandes capitalisations, et notre portefeuille comprend généralement entre 60 et 80 lignes".
 
Choix clairs
 
De part son processus de sélection d'actions, le fonds BNP Paribas L1 Equity High Dividend USA sera assez tranché dans ses options sectorielles. A l'heure actuelle, il reste par exemple toujours très prudent sur le secteur pharmaceutique, notamment en raison des incertitudes qui pèsent quant à la capacité du secteur de maintenir les dividendes dans un climat qui pourrait être marqué par une diminution de voilure les remboursements de soins de santé aux Etats-Unis. Cette crainte du maintien du dividende est également à l'origine de la faible pondération du secteur télécom dans le fonds.
 
"De même, nous restons prudents sur les utilities, avec les inquiétudes sur l'énergie nucléaire qui a été remise en question après le Tsunami de 2011. Le secteur est en outre valorisé de manière très agressive depuis 2007, alors qu'il est difficile de faire passer les hausses des coûts de l'énergie vers les consommateurs et que l'endettement de ces groupes n'est souvent pas négligeable. Nous sommes donc très peu exposés sur les utilities américaines".
 
Aristocratie
 
Parmi les secteurs qui sont appréciés des analystes, "nous avons les aristocrates du dividende, les grands groupes exposés sur la consommation des ménages comme Kimberley Clark ou Procter & Gamble, qui ont fait progresser leur dividende de manière régulière depuis maintenant plus de 25 ans. Outre leur forte position aux Etats-Unis, ces groupes sont souvent aussi à la pointe de la conquête des consommateurs émergents".
 
Pour l'année 2012, Wouter Weijand (BNP Paribas Investment Partners) souligne que les analystes américains ne semblent pas spécialement être inquiets pour la situation aux Etats-Unis, mais continuent d'avoir les yeux braqués sur l'Europe. Il souligne toutefois que le prochain choc pourrait venir de l'autre côté de l'Atlantique. "Le déficit budgétaire américain dépasse aujourd'hui les 10%, mais il est probable qu'aucune mesure significative ne sera prise avant les élections présidentielles. Une fois cette échéance passée, la question reviendra certainement sur le tapis avec un retour sur terre pour l'économie américaine, qui sera toutefois atténué par une politique monétaire qui restera stimulante pour l'économie".

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