La crise : une opportunité pour les assureurs et les assurés

27/10/13 à 15:03 - Mise à jour à 15:03

Source: Moneytalk

Pour déterminer l'impact de la baisse des taux d'intérêt sur le secteur de l'assurance vie, MoneyTalk a interrogé un panel de professionnels. Synthèse de cette table ronde.

C'est depuis plusieurs années déjà que les assureurs doivent faire preuve de créativité pour proposer des assurances vie rentables pour les assurés.

Nombre d'assureurs proposent aujourd'hui des formules combinant les branches 21 (taux garanti) et 23 (Bourse) qu'ils considèrent comme les plus appropriées dans le contexte de taux actuel.

Generali Belgium propose, lui, un produit dont le rendement est lié au marché de l'immobilier et des maisons de repos, et dont les performances sont " décorrélées " des marchés boursiers.

Plus qu'une question de rendement

Pour la plupart des spécialistes interrogés, le service est devenu primordial. " Il doit se traduire par un conseil objectif vis-à-vis des assurés. A ce titre, les nouvelles dispositions MIFID sont probablement une bonne chose. Les assureurs doivent également se montrer plus transparents sur les frais qu'ils comptent aux assurés ", dit M. Vrijman (président d'AFER Europe). Et M. Mathijsen (membre du comité de direction, COO d'Argenta Assurances) d'ajouter : " Il ne faut donc plus se focaliser uniquement sur l'aspect rendement de l'assurance vie ".

Rendements intenables

A propos des taux garantis de 3,75 % et 3,25 % affichés en assurance groupe, les spécialistes sont unanimes : ils ne sont plus tenables pour les assureurs et les employeurs. Pour K. Van den Eynde (directeur vie, investment & asset management Benelux d'Allianz) et J.-M. Bourdoux (responsable du département Vie collectivités d'Ethias), une refonte de la loi sur les pensions complémentaires parait inévitable.

La solution pourrait être, suggère M. Vrijman, de " ne plus octroyer un taux garanti en assurance groupe (...). Afin d'éviter de perdre 50 % du capital accumulé quelque temps avant la retraite en cas de forte chute des marchés financiers, il faudrait permettre à l'assuré de sécuriser, avant l'âge de sa retraite, une partie de ce capital vers un produit de type branche 21 ".

Les frais liés au vieillissement aussi à prendre en compte ?

Malgré la faiblesse des taux actuels, l'assurance vie a des atouts : la possibilité de transférer une partie de son patrimoine, le droit de nommer un bénéficiaire spécifique via la clause bénéficiaire, le rendement garanti, la garantie de capital, les participations bénéficiaires, citent les professionnels interrogés.

Certains d'entre eux sont d'avis que les assureurs devraient couvrir davantage de frais dans le cadre du vieillissement. Pour J.-M. Bourdoux, c'est obligatoire : " Nous devons impérativement oeuvrer à la mise en place de solutions visant à anticiper le coût du vieillissement", dit-il. Ph. Colle (administrateur-délégué d'Assuralia) insiste sur la nécessité de conscientiser les assurés sur ce type de problématique : " le service en maison de repos coûte 2.000 euros par mois (frais médicaux compris), alors que notre pension moyenne n'est que de 965 euros ; 30 % des gens iront en maison de repos au cours des quatre ou cinq dernières années de leur vie. Les soins à domicile coûtent 680 euros par mois ". Il suggère de proposer aux assurés une telle couverture via l'assurance groupe.

Lire l'intégralité de l'article de L. FEINER dans Trends-Tendances du 24 octobre.

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