Les familles belges ont mieux traversé la crise que celles des autres pays de l'UE

03/06/15 à 14:52 - Mise à jour à 15:02

Source: Moneytalk

Entre 2008 et 2013, la famille belge moyenne a vu son revenu annuel net augmenter le plus (17%) par rapport à celui des familles des autres pays d'Europe de l'Ouest.

Les familles belges ont mieux traversé la crise que celles des autres pays de l'UE

© Thinkstock

La famille belge moyenne a vu son revenu annuel net augmenter de 2.820 euros entre 2008 et 2013, une augmentation de 17%. C'est ce qu'écrit De Tijd sur base des résultats d'une nouvelle étude Eurostat qui mesure la satisfaction au sein de l'Union européenne.

Le Belge est celui qui, parmi les pays riches de l'Union, a le moins souffert de la crise économique. Seuls quelques pays d'Europe de l'Est ont vu le revenu des familles augmenter davantage. Le revenu d'une famille slovaque moyenne a augmenté en cinq ans de 42% à 9.600 euros, celui d'une famille polonaise de 6% à 9.200 euros et en Roumanie de 28% à 3.900 euros.

Grâce à la forte augmentation des revenus, le Belge est bien sûr plus heureux que l'Européen moyen. Selon les statistiques d'Eurostat, il attribue à sa situation financière un score de satisfaction de 6,9 sur 10, contre 6 sur 10 dans toute l'Europe. Seuls cinq pays font mieux.

"Tax shift avec focus sur la création d'emplois"

Les familles belges ont mieux traversé la crise que celles des autres pays de l'UE

© belga

Mais d'après Pieter Timmermans, l'administrateur délégué de la Fédération des Entreprises Belges, les chiffres donnent une image déformée. "Le pouvoir d'achat peut avoir augmenté, dans ces cinq ans, des jobs ont été perdus, les indicateurs sont passés du vert au rouge et les exportations ont chuté", dit-il au quotidien De Tijd. D'après lui, l'indexation a détruit des emplois.

Le Belge a vu son salaire augmenter de 17% pendant les années de crise, alors que l'inflation n'était que de 10%. C'est pourquoi l'administrateur de la FEB plaide pour un tax shift dont l'enjeu ne serait plus le pouvoir d'achat, mais la création d'emploi. "Une augmentation du pouvoir d'achat favorise surtout les initiés qui ont un travail, alors qu'un tax shift doit justement aider plus de personnes à trouver un job", explique encore Pieter Timmermans au journal.

En savoir plus sur:

Nos partenaires