Un Belge sur quatre n'a pas les moyens de partir en vacances

17/01/17 à 14:43 - Mise à jour à 14:42

Source: Moneytalk

Un quart des Belges ne peut pas se permettre une semaine de vacances hors du domicile, ressort-il de l'enquête EU-SILC, organisée par la Direction Générale Statistiques du SPF Economie. L'enquête révèle aussi que 6% de la population était confrontée à une situation de privation matérielle sévère en 2016.

Un Belge sur quatre n'a pas les moyens de partir en vacances

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Privation matérielle

La privation matérielle implique de ne pas pouvoir se permettre un niveau de vie standard. L'enquête EU-SILC mesure la privation matérielle à l'aide de neuf éléments relatifs à la privation de biens matériels et à l'incapacité de réaliser certaines actions qui symbolisent le niveau de vie moyen de notre société.

Il s'agit notamment de pouvoir s'offrir chaque année une semaine de vacances hors de son domicile, de faire face à une dépense imprévue, de se permettre une télévision ou de chauffer correctement son domicile. Lorsqu'au moins quatre de ces neuf éléments de privation s'appliquent, une personne se trouve en situation de privation matérielle sévère. En 2016, cela s'appliquait à 6 % de la population en Belgique.

Il existe un net déséquilibre entre les différents éléments composant la privation matérielle. Ainsi, l'achat d'une télévision (impossible pour 0,7% de la population) ou d'un téléphone (0,1%) ne pose pas vraiment problème, alors que faire face à des dépenses imprévues (d'un montant de 1.100 euros) reste un obstacle majeur pour 26% de la population. Plus d'un quart de la population (26%) ne peut également pas s'offrir une semaine de vacances par an pour des raisons financières.

Plus d'une personne sur dix se prive d'activités de loisirs ou de contacts sociaux pour des raisons financières, ressort-il de cette enquête, réalisée auprès de plus de 6.000 Belges.

Un Belge sur cinq (22%) vit dans une famille déclarant avoir des difficultés à boucler son budget compte tenu de ses revenus. Depuis le début de la crise en 2008, cette pauvreté subjective n'est plus jamais repassée sous la barre des 20%.

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