"7 caisses intelligentes sur 10 se trouvent en Flandre"

26/07/16 à 11:42 - Mise à jour à 11:42

Source: Moneytalk

Bien que controversées, les caisses enregistreuses intelligentes deviennent doucement monnaie courante en Flandre. Cela ne semble pas être le cas en Wallonie et à Bruxelles.

"7 caisses intelligentes sur 10 se trouvent en Flandre"

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La caisse intelligente - une mesure des autorités censée endiguer le travail au noir dans l'horeca - s'est à l'origine heurtée à une véritable révolte de la part de nombreux exploitants du secteur. Finalement, le gouvernement est tout de même parvenu, grâce à l'instauration de celle-ci depuis le 1er janvier, à cartographier la comptabilité du secteur horeca, malgré les réticences de celui-ci. Un constat valable pour la Flandre du moins, ressort-il des chiffres que le parlementaire flamand Jan Van Esbroeck (N-VA) a obtenus du SPF Finances, selon Het Nieuwsblad.

Bien que moins de 60% du secteur horeca dans notre pays est 'flamand', 71,5% du total des caisses enregistreuses se trouvent en Flandre. En Wallonie, il n'y en a que 19%, alors que 28% de tous les commerces du secteur y sont installés. À Bruxelles, ce n'est pas beaucoup mieux: on y trouve 9% des caisses, pour 14% des établissements du secteur.

Van Esbroeck (N-VA) reproche aux inspecteurs wallons d'être 'laxistes'. "C'est comme pour l'interdiction de fumer dans les cafés. La Flandre se montre bonne élève, mais les Francophones laissent faire. Nous verrons bien, pensent-ils. Les inspecteurs sont aussi beaucoup plus actifs et conscients de leurs devoirs qu'en Wallonie," selon le parlementaire dans une réaction à Het Nieuwsblad.

Horeca Vlaanderen fait observer que chacun doit être traité de la même manière. "Celui qui applique correctement la loi ne doit pas en être pénalisé. Cela ne doit pas créer une concurrence déloyale", prévient l'administrateur délégué Danny Van Assche. Horeca Vlaanderen, contrairement à Van Esbroeck, ne cherche pas de manoeuvre communautaire derrière le fait que la Wallonie et Bruxelles sont à la traîne. Selon Van Assche, les personnes concernées ont tout simplement trop longtemps adopté une attitude d'attentisme et n'y ont pas investi d'efforts.

(NB/BO)

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