Les jeunes paient plus pour leur logement, sans pour autant sacrifier le confort de vie

14/02/17 à 14:35 - Mise à jour à 14:36

Source: Moneytalk

Les jeunes qui accèdent aujourd'hui au marché immobilier paient jusqu'à 25% de plus pour une habitation. Ceci alors qu'ils désirent ne pas renoncer aux luxes de la vie, conclut AXA Bank suite à une étude.

Les jeunes paient plus pour leur logement, sans pour autant sacrifier le confort de vie

© Getty Images/iStockphoto

Ces dernières années, les prix de l'immobilier ont connu une forte croissance. La faiblesse des taux d'intérêt leur a notamment donné un sérieux coup de fouet. Une récente étude d'ERA-KU Leuven indique que les prix immobiliers ont augmenté en moyenne de 2,45% l'an dernier. Au cours du dernier trimestre de 2016, il était même question d'une augmentation de 3,05% en comparaison avec le même trimestre de 2015. Et ces hausses de prix, les jeunes (20-35 ans) les ressentent dans leur portefeuille.

En comparaison avec la génération précédente, ils paient jusqu'à 25% de plus pour une habitation, nous apprend une étude d'AXA Bank auprès de 800 propriétaires de logement. À cet égard, la filiale bancaire d'AXA est arrivée à la conclusion surprenante que les jeunes ne désirent pas non plus perdre en qualité de vie. C'est pourquoi ils sont souvent prêts à faire un compromis entre le rêve d'une maison à eux et le maintien du niveau de vie. Ils optent ainsi pour une habitation avec une finition moins chère ou temporaire, sans cave ou sans garage ou avec un plus petit jardin. Et ces concessions ont un impact sur la satisfaction des propriétaires de logement. Seule la moitié des répondants déclare être contente de leur habitation. Auprès des générations plus âgées (56-65 ans), ce pourcentage avoisine 75%.

Rêves d'un quartier calme

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Les jeunes trouvent la proximité de la famille, des amis et des écoles très importante

"Nous observons que l'immense majorité des répondants, indépendamment de l'âge, recherche une habitation spacieuse, paisiblement située et avec un jardin. Les jeunes ménages indiquent ensuite que le jardin de leur habitation actuelle est trop petit", explique Pascal De Decker, professeur en Architecture à la KU Leuven. "La proximité de la famille, des amis et des écoles, ils la trouvent également plus importante que les autres groupes, ce qui n'est pas surprenant vu qu'il s'agit souvent de familles avec de jeunes enfants ou avec de tels plans d'avenir."

Sur le plan privé aussi, les jeunes font davantage de concessions lorsqu'ils sont propriétaires d'une première habitation. Un voyage ne doit pas nécessairement être vers une destination lointaine ou ils sautent de temps en temps une visite au restaurant. Ils se conforment aussi plus strictement à un budget lorsqu'ils vont au supermarché.

Malgré ces concessions, les jeunes consacrent une part considérable de leur budget à leur habitation. Une enquête antérieure d'AXA montrait que pas moins de 43% des jeunes dépensent plus de 40% de leurs revenus au remboursement d'une habitation. Vingt ans plus tôt, seuls 19% le faisaient.

Conditions plus strictes pour les crédits hypothécaires

Une tendance qui inquiète notamment la Banque Nationale. Dans son rapport annuel, Jan Smets, le gouverneur de la Banque Nationale, mettait une nouvelle fois en garde contre les dangers de l'octroi trop souple de crédits logement. Il a rappelé aux banques qu'elles doivent appliquer des conditions plus strictes à leurs clients. L'une d'elles étant un apport personnel de minimum 20% de la valeur d'acquisition. La mesure entrera en vigueur le 30 juin sur base d'un 'best effort' et à partir du 30 septembre sur base obligatoire. La proportion par rapport aux revenus doit aussi rester dans les normes selon le gouverneur.

La fédération des banques Febelfin a fait savoir qu'elle s'est déjà assise autour d'une table avec la Banque Nationale et les banques pour examiner les crédits logement. "Les banques doivent juger chaque dossier de crédit individuellement et traduire la mesure de supplément de buffer de capital dans leur politique commerciale. En la matière, la capacité de remboursement des emprunteurs est et reste un critère très important", réagit Wien De Geyter, porte-parole de Febelfin au communiqué de la Banque Nationale.

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