Renégocier son crédit logement, cela en vaut la peine

12/08/16 à 15:00 - Mise à jour à 15:00

Source: Moneytalk

Après le Brexit, les taux d'intérêt ont à nouveau diminué. C'est pourquoi beaucoup de consommateurs frappent à nouveau massivement à la porte des banques pour faire réviser leur crédit hypothécaire.

Renégocier son crédit logement, cela en vaut la peine

© iStock

KBC a comptabilisé pas moins de 30% de refinancements de crédit logement en plus au cours du deuxième trimestre. Chez BNP Paribas Fortis, c'est même 128% en plus. C'est ce qu'écrit De Standaard. "Certains clients revoient leur crédit logement pour la deuxième ou troisième fois, déjà", ressort-il auprès de KBC.

Le refinancement du crédit logement reste populaire

Selon Luc Populier, directeur financier chez KBC, il n'est pas étonnant que les propriétaires de logement rendent à nouveau une petite visite à leur banque dans l'espoir d'obtenir un taux plus intéressant. "Car après le Brexit, les taux d'intérêt ont encore diminué davantage", explique-t-il au cours de la présentation des chiffres de KBC de mi-année. La banque a vu le nombre de refinancements augmenter de 30% au cours du deuxième trimestre, de 1 à 1,3 milliard d'euros. C'est moins cependant que lors de l'année record 2015.

BNP Paribas Fortis remarque aussi que de nombreux clients font réviser leur crédit logement. La banque a enregistré une augmentation de 128% au deuxième trimestre. ING Belgique mentionne aussi "une augmentation évidente".

Ensuite, KBC fait savoir que 4.000 clients empruntent actuellement de l'argent gratuitement. Cela vient du fait que leur crédit logement variable a encore une fois été adapté à la baisse ces derniers mois et que le taux d'intérêt a désormais atteint zéro.

A long terme, la vague de refinancements est une mauvaise nouvelle pour les banques. Elles passeront en effet à côté de pas mal de revenus d'intérêts. C'est pourquoi les institutions financières demandent d'augmenter l'indemnité de remploi, l'indemnité que les clients doivent payer lorsqu'ils font réviser leur crédit logement. Mais le gouvernement n'a pas réagi favorablement à cette demande.

Politique de la BCE

L'avenir semble en outre loin d'être rose pour les banques. Du fait que la Banque Centrale Européenne (BCE) n'atteint pas son objectif - une inflation juste inférieure à 2% -, il y a beaucoup de chance que le président Mario Draghi annonce une prolongation de la politique d'assouplissement monétaire en septembre. Cela signifie que les taux d'intérêt pourraient encore diminuer davantage.

Les analystes sont d'ailleurs persuadés que le président de la BCE prolongera la politique d'assouplissement monétaire. Normalement, elle arrive à échéance en mars 2017. Si une telle prolongation intervient, les faibles taux d'intérêt ne disparaîtront pas d'aussi tôt. C'est une mauvaise nouvelle pour les épargnants et pour les banques, mais c'est une bonne nouvelle pour les propriétaires de logement. La question est de savoir jusqu'à quel point les taux sur les crédits logement pourront encore diminuer sans que les banques ne se nuisent à elles-mêmes.

(NS)

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