AB InBev plombé par les Amériques

30/04/13 à 09:33 - Mise à jour à 09:33

Source: Moneytalk

Le premier brasseur mondial a livré des chiffres trimestriels sensiblement inférieurs aux attentes et a dû revoir ses objectifs annuels à la baisse.

AB InBev plombé par les Amériques

AB InBev a écoulé 89 963 hectolitres au premier trimestre, c'est 4,1% de moins qu'il y a un an en données comparables, bien en deçà du repli de 0,3% prévu par les analystes. Ces derniers tablaient également sur une croissance organique de 5,3% des revenus alors qu'elle ne ressort dans les faits qu'à 1,5%. En données brutes, son chiffre d'affaires a même baissé de 1,8% à 9,2 milliards de dollars en raison du repli du real brésilien.

Dans le détail, ce sont surtout l'Amérique du Nord (dont les États-Unis évidemment) et l'Amérique latine Sud (dont le Brésil) qui ont déçu avec une baisse de respectivement 5,0% et 10,2% des volumes écoulés. À noter que ces deux zones représentent 63% des volumes du groupe et l'essentiel de ses bénéfices.

Au niveau des profites justement, AB InBev a vu son résultat opérationnel reculer de 3,5% (+0,1% à données comparables) à 3,4 milliards de dollars en raison de la poursuite de la hausse de ses coûts en grande partie liée à la multiplication des lancements (+4,7% pour les frais de distribution et +3,5% pour les frais commerciaux) permettant de soutenir ses ventes.

À noter que le bénéfice net du groupe belgo-brésilien a progressé de 23% à 1,28 dollar par action grâce à un bénéfice de 231 millions de dollars sur des actions détenues en propre et un taux d'imposition très bas de 12,4%.

Rayon perspectives, le premier brasseur mondial a abandonné son objectif d'une croissance de son chiffre d'affaires au Brésil et s'est refusé à tout pronostic chiffré concernant ses résultats, si ce n'est au niveau de son taux d'imposition qui devrait atteindre entre 19 et 21%, bien moins favorable qu'au cours des trois premiers mois de l'année. À l'image d'Heineken, AB InBev peine à rencontrer les attentes, les conditions de marché devenant de plus en plus difficiles alors que les analystes se montrent toujours assez optimistes.

Cédric Boitte

www.accioz.be

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