AB InBev rattrapé par la crise

31/07/12 à 11:26 - Mise à jour à 11:26

Source: Moneytalk

Le premier brasseur mondial a publié des chiffres trimestriels marqués par une baisse des volumes écoulés. Le bénéfice net par action a toutefois bondi de 22% grâce à une basse des charges financières et des impôts.

AB InBev rattrapé par la crise

La principale déception des chiffres d'AB InBev concerne la baisse de 0,1% des volumes écoulés alors que les analystes tablaient sur une croissance de plus de 1%. Les États-Unis et l'Europe ont surtout pesé sur la tendance. En Amérique du Nord, les volumes ont ainsi reculé de 1,8% confirmant la perte de parts de marché du groupe aux États-Unis en raison du repli des ventes de la Budweiser.

En Europe, l'Euro de football n'a pas permis de compenser la météo maussade, le climat de crise et la baisse des parts de marché du groupe. Les volumes écoulés ont ainsi chuté de 7,1% en Europe de l'Ouest et de 11,2% en Europe centrale et de l'Est où se tenait pourtant l'Euro de football.

Au niveau du chiffre d'affaires, AB InBev est parvenu à compenser la baisse des volumes par une progression des revenus par hectolitre grâce aux hausses de prix et aux bonnes performances de ses marques plus chères. Aux États-Unis, la gamme premium Bud Light a ainsi accru sa part de marché grâce au lancement de deux nouvelles versions. Le premier brasseur mondial applique d'ailleurs la même stratégie de diversification de ses gammes premium dans d'autres pays comme en Belgique où la Leffe se décline désormais sous de multiples versions.

Au total, les revenus par hectolitre ont progressé de 5,7% au second trimestre permettant une hausse du chiffre d'affaires de 4,7%. Cependant, la hausse des salaires dans les pays émergents, l'augmentation du prix des matières premières et le développement de nouvelles bières ont renchéri les coûts de production par hectolitre de 5,5%. Les charges d'exploitation (distribution, marketing, frais administratifs) ont même bondi de 9,9% en raison surtout des frais liés au lancement de nouvelles bières (et autres boissons). La croissance du chiffre d'affaires passe donc en dépenses supplémentaires.

Le bénéfice opérationnel a ainsi reculé de 5% à 2,9 milliards de dollars. L'ebitda normalisé (le chiffre de référence utilisé par AB InBev) s'est replié de 4% à 3,6 milliards de dollars pour un consensus de 3,7 milliards de dollars. Le bénéfice net normalisé par action a toutefois dépassé les attentes avec une hausse de 22% à 1,22 dollar US grâce à la baisse des charges financières et des impôts.

Cédric Boitte

www.accioz.be

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