AB InBev séduit comme d'habitude

26/02/15 à 18:36 - Mise à jour à 18:36

Source: Moneytalk

Les bénéfices du premier brasseur mondial ont déçu mais les marchés ont salué le bond du dividende et l'annonce d'un programme de rachat d'actions propres. La stratégie d'AB InBev apparait toujours payante.

AB InBev séduit comme d'habitude

© Reuters

Du cash pour les actionnaires

AB InBev a réalisé un excédent brut d'exploitation de 5,1 milliards de dollars sur les trois derniers mois de 2014, moins bien que le consensus de 5,3 milliards de dollars. Sur l'ensemble de l'année, le géant belgo-brésilien a toutefois réalisé un cash-flow opérationnel de plus de 18 milliards USD l'année dernière, en hausse de 6%, lui permettant de financer ses investissements (4 milliards USD) et d'affronter les échéances de ses dettes (dette nette de 42 milliards USD) tout en dégageant des fonds pour rémunérer ses actionnaires. AB InBev a ainsi décidé de relever son dividende de près de moitié à 3 euros par action (acompte versé de 1 euro et solde de 2 euros) tout en lançant un programme de rachat d'actions propres d'un milliard de dollars.

Concentration ou diversification

Historiquement, AB InBev utilise également ses importants cash-flows pour réaliser des acquisitions. Le management apparait se concentrer sur les opérations sélectives malgré les rumeurs persistantes concernant un intérêt pour SAB Miller. Le relèvement du dividende tend par ailleurs à démentir la rumeur même si le géant de la bière a démontré lors de la reprise d'Anheuser Busch qu'il pouvait temporairement s'accommoder d'un endettement plus élevé. L'autre option privilégiée notamment par les analystes de la Banque Degroof est le développement d'un pôle soft drink mondial (rachat de Pepsi ?), AB InBev écoulant déjà une bière sur 5 dans le monde.

Recette du succès

Quoiqu'il en soit, la recette du succès d'AB InBev reste pleinement d'actualité, malgré la baisse durable de la consommation de bière aux États-Unis et le coup de mou de l'économie brésilienne. Le titre semble ainsi appelé à poursuivre sa progression (en direction du top 10 des capitalisations mondiales ?) sauf évidemment plongeon généralisé.

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