Ageas poursuit ses rachats d'actions

06/08/12 à 12:03 - Mise à jour à 12:03

Source: Moneytalk

L'assureur a bouclé le second trimestre sur un bénéfice meilleur que prévu lui permettant d'annoncer le lancement d'un nouveau programme de rachat d'actions propres d'une valeur de 200 millions d'euros.

Ageas poursuit ses rachats d'actions

Ageas a clos le trimestre écoulé sur un bénéfice net de 388,5 millions d'euros, largement mieux que les 94,8 millions d'il y a un an et supérieur au consensus des analystes. L'assureur issu du démantèlement de Fortis a profité d'une nette amélioration des chiffres de son compte général qui gère justement les dossiers hérités de l'ex-Fortis. Au second trimestre, il a enregistré un bénéfice net de 240,9 millions grâce notamment au profit de 400 millions dégagé à la suite de l'accord avec ABN Amro et les Pays-Bas sur plusieurs produits.

Au niveau opérationnel, les assurances ont dégagé un bénéfice net de 147,6 millions au trimestre écoulé contre un consensus de 133,5 millions. En assurance non-vie (bénéfice 63,3 millions contre 23,3 millions), les résultats d'Ageas ont été dopés par une nette amélioration de son ratio combiné (coût des couvertures / primes) à 94,7% contre encore plus de 100% il y a un an grâce à une meilleure maîtrise des dépenses et la hausse des primes. En vie (bénéfice de 79,9 millions contre une perte de 54,2 millions), Ageas a profité d'un effet de comparaison favorable, le second trimestre 2011 ayant été marqué par des dépréciations sur des obligations grecques à hauteur de 143 millions.

Par ailleurs, Ageas a annoncé le lancement d'un programme de rachat d'actions de 200 millions, après celui de 250 millions l'année dernière, afin de compenser le déblocage de 78,9 millions d'actions détenues par BNP Paribas. L'assureur dispose d'une trésorerie de 1,5 milliard lui permettant de poursuivre sans encombre ses rachats d'actions.

Il n'en reste pas moins que les chiffres d'Ageas demeurent perturbés par l'héritage de Fortis : option sur les titres BNP Paribas détenus par l'État, participation dans la bad bank Royal Park Investment... Tout cela fait peser des risques sur l'évolution des bénéfices et des fonds propres de l'assureur qui n'affiche pourtant pas de décote par rapport à ses pairs comme Axa.

Cédric Boitte

www.accioz.be

Nos partenaires

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience d'utilisateur. En continuant à surfer, vous acceptez notre politique de cookies. Plus d'infos