Bekaert replonge dans la crise

14/11/13 à 11:11 - Mise à jour à 11:11

Source: Moneytalk

Les marchés espéraient une poursuite de l'amélioration constatée au second trimestre mais les ventes du tréfileur courtraisien ont au contraire rechuté de plus belle. Bekaert s'est de plus montré prudent en matière de perspectives.

Bekaert replonge dans la crise

Sur le seul troisième trimestre, Bekaert a vu son chiffre d'affaires chuter de 11% à 773 millions, 50 millions sous le consensus des analystes qui espéraient une poursuite de l'amélioration constatée au second trimestre. Évidemment, Bekaert a souffert de l'évolution défavorable des taux de change qui a un impact total de -4,9% sur les neuf premiers mois de l'année (dont 3,1% uniquement à cause du bolivar vénézuéliens).

Mais les volumes ne redémarrent toujours pas alors que les prix continuent de baisser, Bekaert affichant un recul organique de 4,8% de son chiffre d'affaires sur neuf mois. Pourtant, les volumes de vente ont bondi de 10% en Asie au troisième trimestre mais cela a été effacé par les prix toujours sous pression (-7% sur neuf mois).

Comme on pouvait s'y attendre, le gros point noir demeure l'Amérique latine où le chiffre d'affaires a plongé de 32% au troisième trimestre à cause des devises (bolivar vénézuélien et real brésilien). Bekaert prévoit par ailleurs un ralentissement de la demande dans le sillage de l'évolution de l'économie brésilienne.

La principale déception est toutefois liée à l'Amérique du Nord où les ventes ont plongé de 22% au troisième trimestre, les prix étant sous forte pression à cause des exportations de produits venant de Chine où il y a actuellement une forte surcapacité. Le tréfileur courtraisien a même décidé d'abandonner certaines activités et de fermer une usine au Canada.

La seule réelle embellie provient de l'Europe où la demande repart mais cela reste trop limité que pour permettre à Bekaert de compenser ses déboires ailleurs dans le monde. Au vu de l'évolution des devises et des prix, on peut également s'interroger sur la rentabilité qui risque à nouveau de décevoir après l'amélioration constatée au premier semestre.

Cédric Boitte

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