Dexia : une étoile filante dans le ciel d'Euronext Bruxelles

18/03/15 à 16:28 - Mise à jour à 17:45

Source: Moneytalk

AB InBev, déclassé, les biotechs, larguées, la star de l'année sur Euronext Bruxelles, c'est Dexia. Le titre s'envole depuis la semaine dernière sur fond d'espoir que le plan d'assouplissement de la BCE permettra d'assurer son sauvetage. Le cours a même atteint le prix (0,19 euro) des titres préférentiels émis dans le cadre du dernier sauvetage public fin 2012.

Dexia : une étoile filante dans le ciel d'Euronext Bruxelles

© BELGA

Les pertes s'accumulent

En termes de résultats, la crise est toujours bien présente chez Dexia. L'année 2014 s'est clôturée sur une perte récurrente de 248 millions, grimpant même à 606 millions en tenant compte des éléments exceptionnels. La dernière actualité de la bad bank concerne un moratoire sur la dette de la banque autrichienne Heta Asset Resolution. Dexia devra ainsi comptabiliser des provisions sur sa créance nominale de 395 millions. Au total, le groupe affiche toujours une exposition de crédits de 172 milliards, dont 14% (24 milliards) ne jouit pas d'une note financière, pour des fonds propres d'à peine 2,7 milliards.

Chute des taux à double tranchant

Les investisseurs pariant ces derniers jours sur Dexia espèrent que les interventions de la BCE vont lui permettre de réduire ses importants coûts de financement qui absorbent l'essentiel de ses revenus. Cependant, la bad bank précisait dans son dernier bilan annuel que la baisse des taux l'obligeait à augmenter les garanties en cash liés à certains produits. Au total, Dexia évalue qu'une baisse des taux de 0,10% augmente ses besoins de liquidité de 1,1 milliard. L'impact de la baisse des taux de financement est ainsi limité par les besoins de capitaux supérieurs.

Très bon marché mais très très risqué

Évidemment, la capitalisation boursière de quelques centaines de millions apparait extrêmement faible au regard des fonds propres de 2,7 milliards mais ces derniers fondent année après année sous l'effet des pertes. Et surtout, les États qui ont sauvé le groupe bénéficient d'une priorité sur les éventuels bénéfices futurs.

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