DROIT DE REPONSE A L'ARTICLE "CELYAD DANS LA TOURMENTE"

25/05/18 à 09:25 - Mise à jour à 30/05/18 à 10:04

Source: Moneytalk

Le mercredi 16 mai 2018, MoneyTalk a publié un article en ligne intitulé " Celyad dans la tourmente ", signé par Monsieur Cédric Boitte. Cet article a été publié suite à l'annonce d'une levée de fonds entreprise par Celyad.

DROIT DE REPONSE A L'ARTICLE "CELYAD DANS LA TOURMENTE"

© Celyad

Cet article contient des d'éléments erronés et tendancieux. L'article tend, entre autres, à faire un lien entre le décès de deux patients traités dans le cadre de notre étude THINK et le produit qui leur a été administré, le CYAD-01.

Les éléments suivants de l'article ont suscité l'inquiétude de la part de nombreuses personnes, lecteurs, investisseurs et actionnaires, et continuent d'entacher la réputation de Celyad et de ses équipes :

1) Le titre "Celyad dans la tourmente" est tendancieux en raison du lien qu'il semble faire avec la suspension de la cotation du titre Celyad.

Nous rappelons que la FSMA recommande de suspendre la cotation d'un titre lors d'une opération de levée de fonds.

2) En ce qui concerne les informations liées aux effets indésirables et aux décès, l'article

- indique que les investisseurs sont inquiets suite à "l'annonce d'effets indésirables graves pour son anti-cancéreux expérimental".

- mentionne que - "selon les données de la société" - les décès ne sont pas liés à l'administration de CYAD-01. Le journaliste indique néanmoins que "ces deux décès sèment le doute".

Or, toute entreprise qui mène des essais cliniques a l'obligation de rapporter la totalité des "effets indésirables" (selon la terminologie réglementaire) quelle que soit leur gravité, même en l'absence de toute causalité avec les produits administrés lors du traitement.

Cette obligation de transparence est encore accrue lors d'une levée de fonds, où tous les "effets indésirables graves" doivent être publiés et portés à la connaissance des investisseurs.

Notre communiqué du 15 mai 2018 indique clairement qu'il n'y a aucun lien entre les décès et notre produit. Notre communiqué indique: la société a observé des "effets indésirables sérieux de grade 5 rapportés dans deux patients non reliés à l'administration de CYAD-01".

De plus, c'est un panel d'experts indépendants (Data Safety and Monitoring Board) qui étudie les décès de patients enrôlés dans des études cliniques. Ce panel a conclu que les décès des deux patients ne sont en aucun cas liés au CYAD-01 de Celyad. Les patients sont décédés en raison de la détérioration de leur état général. Il n'y a donc aucun doute à avoir quant à la sécurité de notre produit sur base des données dont nous disposons et connues des équipes médicales indépendantes avec lesquelles nous travaillons.

3) L'affirmation sur la trésorerie de la société est erronée ("Sa trésorerie de 25,1 millions fin mars est en effet insuffisante pour poursuivre ses activités plus de 3 trimestres suivant sa consommation de cash au 1er trimestre (8,8 millions)").

La consommation de cash lors d'un trimestre n'est pas prédictive de la consommation de cash pour les trimestres suivants. En outre, le cash du premier trimestre a été utilisé pour des activités de recherche mais également pour le paiement de divers éléments afférents à l'année 2017.

4) L'affirmation que Celyad "est pourtant restée suspendue mercredi et jeudi" est tendancieuse.

L'opération devait se dérouler sur deux jours aux Etats-Unis et en Europe mais a pu être clôturée en une seule journée compte tenu de la sursouscription du livre d'ordres traduisant l'intérêt des investisseurs européens et américains pour le titre Celyad. La détermination du prix et l'allocation des titres a été effectué le second jour avant l'ouverture du Nasdaq et le résultat a été annoncé immédiatement après, ce qui a levé la suspension du titre.

5) L'affirmation "une décote plutôt élevée dans le cadre d'un tel placement privé de titres " est fautive.

La décote s'élève à 6,8% et se situe dans les seuils que Celyad s'était fixés. Le calcul de la décote est basé sur le dernier cours avant le lancement de l'opération. Comme les autorités belges (FSMA) a demandé la suspension du cours, c'est la clôture au Nasdaq qui est pris en compte.

6) Enfin, contrairement à ce que l'article mentionne, Celyad dispose de plusieurs projets cliniques en cours et son pipeline de produits est reconnu comme prometteur par les investisseurs professionnels et nos partenaires industriels.

Celyad mène un combat quotidien pour développer une thérapie contre le cancer et il nous semble important de refléter correctement qu'en ce faisant, la société a comme priorité absolue le bien-être des patients et se conforme entièrement aux dispositions légales tout en communiquant de manière transparente.

Christian Homsy

CEO

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