Il est encore temps d'imiter le Président d'Euronav

15/12/15 à 01:23 - Mise à jour à 01:22

Source: Moneytalk

En quelques mois, Peter Livanos a cédé l'essentiel de sa participation de 12% dans l'exploitant de tankers pétroliers. Selon plusieurs observateurs, 2016 s'annonce comme une année plus difficile et les tarifs de fret pourraient avoir atteint un pic.

Il est encore temps d'imiter le Président d'Euronav

Tarifs de fret au sommet

Après des années de perte, Euronav a pu renouer avec les bénéfices et les dividendes cette année. Profitant de l'appréciation des tarifs de fret pour les tankers pétroliers et de l'accroissement de sa flotte (notamment au travers des rachats des tankers de Maersk), Euronav a signé un bénéfice net de de 246,4 millions de dollars sur les 9 premiers mois de l'année. Le quatrième trimestre s'annonce plutôt favorable alors que les tarifs de fret pour les supertankers de type VLCC ont récemment atteint des plus hauts depuis 2008 autour de 110 000 dollars par jour.

Commandes excédentaires

La donne pourrait toutefois évoluer en 2016. Le négociant en matières premières Trafigura évoque ainsi une année plus difficile. Le courtier spécialisé Drewry Shipping table sur une baisse des tarifs de fret en raison de l'évolution du rapport entre offre et demande. Globalement, les facteurs soutenant la demande restent en place, l'effet du ralentissement économique mondial étant éclipsé par le stockage de brut bon marché. L'offre par contre devrait croître bien plus rapidement avec la transformation continue de tankers "propres" (produits raffinés) en pétroliers et surtout, la nette accélération des livraisons de nouveaux navires (une cinquantaine de supertankers en 2016). Dans un secteur ayant souvent été victime de ses excès, les spécialistes de Drewry appellent les exploitants de tankers à la prudence dans leurs commandes, le déséquilibre à moyen terme risquant d'être d'autant plus grand que la demande de stockage n'est par essence pas durable.

L'épine Frontline

En Bourse, Euronav fait face également à une nouvelle menace : Frontline. L'ex leader du secteur avait dû se scinder en deux en raison de ses difficultés financières en 2012. Désormais remis à flots, Frontline a racheté Frontline 2012 permettant au groupe bermudien d'à nouveau offrir une alternative valable aux investisseurs souhaitant miser sur les tankers pétroliers, un statut également au centre de la stratégie d'expansion d'Euronav. Ce dernier a d'ailleurs atteint un sommet en Bourse en juillet, mois au cours duquel Frontline a dévoilé sa fusion avec sa société soeur.

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