"La fête est finie" en Bourse

19/01/15 à 11:29 - Mise à jour à 11:29

Source: Moneytalk

Parmi les plus écoutés à Wall Street, Bill Gross et Jeffrey Gundlach prédisent des temps difficiles pour les investisseurs et conseillent surtout de tenter de sauvegarder son patrimoine.

"La fête est finie" en Bourse

© REUTERS/Christian Hartmann

Bill Gross : hausse artificielle

Ayant démissionné à l'automne de son rôle de gestionnaire du principal fonds obligataire du monde (Pimco), Bill Gross a retrouvé davantage de liberté chez Janus. Par la même occasion, il s'est montré de plus en plus pessimiste. "Comment ont-ils pu ?". Selon le Roi des obligations, les futures générations ne comprendront pas la politique économique actuelle visant à lutter contre un endettement excessif ... par davantage de dettes. Bill Gross pointe 2015 comme année d'inflexion. "Soyez prudents et contentez-vous d'un faible rendement positif en 2015. Il est trop tard pour prendre des risques" évoquant la politique des banques centrales qui a artificiellement dopé le prix des actifs.

Jeffrey Gundlach : l'échec de la Fed

Fondateur du gestionnaire de fonds DoubleLine, Jeffrey Gudnlach s'est imposé en à peine 5 ans comme un des meilleurs investisseurs de Wall Street, affichant désormais plus de 60 milliards de dollars sous gestion alors son fonds amiral (DoubleLine Total Return Bond) a fait 2 fois mieux que l'indice de référence et la concurrence. Désormais, il plaide pour une gestion extrêmement prudente, privilégiant les Bons du Trésor américain. Jeffrey Gundlach a été quasiment le seul à prévoir la chute de 3% à 2,1% du taux à 10 ans en 2014 et voit toujours les taux US s'enfoncer pour rejoindre les niveaux des pays européens. Cela serait un échec pour le Réserve fédérale américaine (Fed) qui tente justement de relever les taux. Le patron de DoubleLine estime par ailleurs que la politique de la Fed n'a pas permis de consolider l'économie américaine, attribuant la croissance de l'emploi des dernières années au boum du pétrole et du gaz de schiste, désormais remis en cause par la chute du prix de l'or noir. En Bourse, il épingle également que jamais l'indice américain S&P500 n'a aligné plus de 6 années de hausse successives, la période 2009-2014 ayant déjà égalé le précédent record de 1898-1903.

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