La taxe sur la spéculation coûtera encore en 2017

30/12/16 à 00:37 - Mise à jour à 00:37

Source: Moneytalk

Désastreuse pour les finances publiques, la taxe sur la spéculation a également fait fuir les petits investisseurs. Sa suppression risque désormais de malmener une série de valeurs à compter de la semaine prochaine.

La taxe sur la spéculation coûtera encore en 2017

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Si elle a eu peu d'impact sur les valeurs du Bel20, la taxe sur la spéculation a clairement marqué les petites et moyennes capitalisations d'Euronext Bruxelles. Les volumes d'échange ont ainsi chuté de l'ordre d'un tiers en 2016, ce qui a notamment pesé sur les recettes de l'État au travers de la taxe sur les opérations boursières. La suppression de la taxe sur la spéculation est ainsi devenue essentielle pour toutes les parties prenantes. Les investisseurs risquent toutefois d'encore en payer le prix début 2017, certains ayant sans doute été tentés d'attendre quelques semaines ou mois avant de prendre de bénéfices. Avec à la clé un afflux de ventes soudain dont l'impact pourrait ne pas être négligeable pour les petites et moyennes capitalisations dont les volumes d'échange sont plus réduits.

Onze victimes potentielles

Les petites et moyennes capitalisations qui ont fortement progressé ces 6 derniers mois -durée d'exposition à la taxe sur la spéculation- sont évidemment les plus exposées. Parmi celles qui ont grimpé d'au moins 30% en une demi-année, les valeurs les plus exposées apparaissent être Argen-X (+35%), Connect Group (+41%), Eckert Ziegler (+48%), Global Graphics (+55%), Jensen Group (+34%), Lotus Bakeries (+50%), PCB (+35%), Picanol (+36%), Sioen (+50%), Smartphoto (+48%) et VGP (+89%).

Zetes (+36%) pourrait également être concerné si sa hausse ne s'expliquait pas par une offre de rachat, de nature évidemment à maintenir le cours à son niveau actuel. L'envolée de l'action Sapec (+506%) est liée à la vente de ses principales activités et les actionnaires seront surtout attentifs à la façon dont le management compte leur retourner l'équivalent de 150 euros par titre, représentant plus de 90% du cours actuel. L'impact pour Barco (+36%), Fagron (+36%), Econocom (+40%) et Recticel (+30%) devrait être fortement atténué par les échanges liés aux investisseurs professionnels qui n'étaient pas concernés par la taxe sur la spéculation.

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