Le Bel20 perd 2,44% en cinq séances

19/04/13 à 17:43 - Mise à jour à 17:43

Source: Moneytalk

La chute des prix des matières premières ont plombé les Bourses européennes et américaines cette semaine.

Le Bel20 perd 2,44% en cinq séances

Cette semaine boursière fut particulièrement anxiogène pour les investisseurs avec quatre séances consécutives de recul dans le sillage de la chute des matières premières.

L'élément déclencheur de cette vague de correction est un indicateur conjoncturel décevant en Chine, suivi par des chiffres peu rassurants en provenance des Etats-Unis. Pékin a fait part d'un ralentissement de sa croissance à 7,7% en rythme annuel au premier trimestre, contre 7,9% au trimestre précédent, ravivant les inquiétudes des analystes sur les fragilités de la deuxième économie mondiale. Ces craintes ont été accentuées par l'annonce d'un ralentissement de la hausse de la production industrielle, qui est tombée à 8,9% sur un an en mars, et d'une décélération des ventes au détail, qui ont progressé de 12,6% en mars alors qu'elles avaient augmenté de 14,3% l'an dernier et de 17,1% en 2011.

A côté de ces chiffres attestant d'un ralentissement des activités en Chine, les chiffres de l'emploi entre autre se sont montré décevant Outre- Atlantique.

En Europe, les indicateurs furent peu reluisant comme à leur habitude depuis quelques mois. Ce qui a véritablement refroidi les marchés ce sont des rumeurs d'une prochaine dégradation de la note de l'Allemagne et peut-être aussi de la France. Cette rumeur s'est propagée d'autant plus vite que les investisseurs sont soucieux de la situation économique en zone euro et de plus en plus inquiets de la fragilité de l'Allemagne.

Europe : BHP Billiton - Nokia

Aux actions, le secteur le plus touché par la remise en cause de la croissance mondiale est celui des matières premières. L'or a ainsi inscrit son plus fort recul en 30 ans, et le cuivre est à un plus bas de 9 mois. Le secteur minier est en toute logique le grand perdant de la chute des prix des métaux précieux.

Par ailleurs, Nokia était également au rang des perdants de la huitaine. Le producteur de téléphone mobile a subi au premier trimestre une perte un peu moins élevée que prévu, mais son chiffre d'affaires s'avère très inférieur aux attentes. Le chiffre d'affaires du finlandais a chuté de 20% pour atteindre 5,8 milliards d'euros, loin du consensus établi à 6,5 milliards d'euros.

Europe : Danone - ASML

Par ailleurs, la semaine fut également égrainée par quelques bonnes nouvelles. Ainsi, à Paris, Danone s'est distingué à contre-courant de la tendance après l'annonce d'une hausse plus forte que prévu de son chiffre d'affaires au premier trimestre, grâce aux bonnes performances des pays émergents, et la confirmation de ses objectifs pour 2013.

ASML était également au rang des bonnes surprises de la semaine. Le numéro un mondial des équipements de production de semi-conducteurs s'attend à une hausse de ses ventes au deuxième trimestre et a confirmé sa prévision d'un chiffre d'affaires stable cette année dans le contexte de la transition du PC vers les tablettes et les smartphones.

Bruxelles : KBC - Umicore

A Bruxelles, les deux plus fortes contractions hebdomadaires sont celles de KBC et Umicore dans l'indice Bel20.

KBC a souffert des rumeurs de rétrogradation de la note Allemande et de la détérioration des conditions conjoncturelles mondiales. Umicore a pour sa part du encaisser la chute des prix des métaux précieux.

Bruxelles : CMB - Atenor

Hors indice, Atenor a inscrit une petite semaine alors que le groupe a sciemment caché à ses actionnaire son renvoi devant le tribunal correctionnel, jugeant que les faits étaient connus.

Dans le secteur maritime, CMB était par contre franchement en retrait après avoir présenté un bénéfice divisé par sept au premier trimestre, suite à un passage à vide dans ses activités de fret.

Etats-Unis

Aux Etats-Unis, l'humeur des indices boursiers était également maussade cette semaine. La saison des résultats bat désormais son plein avec son lot de bonnes et de mauvaises nouvelles.

Au rang des bonnes surprises on relèvera les bons chiffres de Citigroup. Au premier trimestre, la banque américaine a enregistré un bénéfice net en hausse de 30% à 3,808 milliards de dollars, soit 1,23 dollar par action. Coca-Cola s'inscrit dans la même veine avec des chiffres supérieurs aux attentes.

Par contre, Bank of America, qui a dévoilé des résultats en forte hausse mais moins bon que prévu au titre de son premier trimestre. Les technologiques étaient également sous pression après les résultats en berne d'Intel, pénalisés par le déstockage de ses clients sur le marché du PC en début d'année.

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