Les biotechs belges dévissent

05/04/13 à 12:08 - Mise à jour à 12:08

Source: Moneytalk

Après avoir suscité l'enthousiasme en 2012, les biotechs connaissent un début d'année 2013 particulièrement difficile à l'image de ThromboGenics qui recule chaque jour.

Les biotechs belges dévissent

La première biotech belge, ThromboGenics, connait aujourd'hui sa treizième séance de baisse consécutive depuis son incorporation dans le Bel 20 le 18 mars dernier. Les analystes imputent cette correction de près de 20% en trois semaines à la pression des short sellers, ces investisseurs qui ventes des titres qu'ils ne possèdent pas dans le but de les racheter à meilleur compte par la suite. Les ventes à découvert représentent ainsi désormais plus de 6% des titres en circulation, cette ruée "à la baisse" serait consécutive à la commercialisation du Jetrea aux États-Unis, les investisseurs se montrant traditionnellement trop optimistes concernant les débuts d'un nouveau médicament.

Cela explique sans doute une partie de la chute de ThromboGenics mais pas entièrement, la correction touchant l'ensemble des biotechs belges, à commencer par Ablynx qui est revenue de plus de 8 euros après la publication de résultats convaincants pour une étude clinique de phase 2a pour un de ses deux traitements expérimentaux contre la polyarthrite rhumatoïde à 6 euros actuellement. La biotech spécialisée dans le développement de nanocorps a également une explication propre à invoquer : ses deux principaux actionnaires réduisent leur participation.

Globalement, nous pouvons toutefois observer que c'est l'ensemble des biotechs belges qui subit une correction depuis la mi-janvier. La principale explication est sans doute la biotech belge est passée de mode auprès de certains investisseurs (étrangers) après l'euphorie de l'automne dernier au cours duquel même les sites boursiers français regorgeaient d'analyses du phénomène biotech noir-jaune-rouge. En Bourse, les valeurs biotechnologiques restent en effet extrêmement sensibles au climat de confiance étant donné qu'elles ne peuvent présenter de chiffres solides comme des ventes ou des bénéfices pour soutenir leur cours.

Cédric Boitte

www.accioz.be

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