Les élections italiennes ont fait peur aux marchés

01/03/13 à 17:31 - Mise à jour à 17:31

Source: Moneytalk

Une semaine riche en rebondissement durant laquelle les élections italiennes ont joué les trouble-fête.

Les élections italiennes ont fait peur aux marchés

© Getty Images/iStockphoto

La semaine a effectivement commencé sur les chapeaux de roue avec des résultats peu enviables aux élections législatives italiennes. Le centre gauche italien de Pier Luigi Bersani est majoritaire au sein de la Chambre des députés, mais il ne contrôle pas le Sénat, qui dispose de prérogatives équivalentes, même avec le soutien des centristes de Mario Monti. Cette configuration laisse présager un blocage politique et économique pour l'Italie, ce qui inquiète l'Europe fragilisée par une crise qui n'en finit pas.

Les marchés ne sont toutefois pas attardé sur ce nouveau revers pour l'Europe. Ils ont préféré porter leur attention sur les propos plutôt rassurant du Président de la Réserve fédérale américaine (Fed). Ben Bernanke a calmé les inquiétudes suscitées par le compte-rendu de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Fed, document dans lequel était évoquée une possible fin prématurée de l'actuel programme d'assouplissement quantitatif (QE3) en cours. Ben Bernanke a vigoureusement loué le " QE3 " de la Fed au Congrès, en assurant que ses avantages restaient nettement supérieurs à ses inconvénients.

Après le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke mardi, c'était au tour du président de la Banque centrale européenne Mario Draghi de rassurer les marchés mercredi en promettant que l'institution monétaire européenne restait dans l'optique d'un soutien à l'économie.

En fin de semaine, nouvelle claque pour les marchés d'actions avec une série d'indicateurs conjoncturels qui tendent à démontrer que l'économie globale est encore très fragile.

Europe : BASF - Holcim

Aux actions, les résultats 2012 des entreprises européennes étaient encore légion cette semaine.

Ainsi, BASF a marqué le pas après avoir présenté un bénéfice annuel en recul de 21%. Ses prévisions optimistes pour 2013 n'ont pas réussi à effacer cette contreperformance.

Toujours dans le créneau des résultats, Holcim a déclaré qu'il anticipait une hausse des ventes de ciment en 2013, tirées par la demande en Amérique du Nord, en Amérique latine et en Asie, ce qui compenserait la faiblesse du marché européen. Le groupe a néanmoins publié une perte nette supérieure au consensus au quatrième trimestre.

Europe : Unicredit - KBC

Le secteur bancaire est le principal perdant de la semaine alors qu'une résurgence de la crise européenne ne ferait pas ses affaires. Les banques italiennes étaient de loin les plus malmenées à l'image d'Unicredit.

Bruxelles : UCB - Belgacom

A Bruxelles, UCB a convaincu le marché avec des chiffres légèrement supérieurs aux attentes. Son chiffre d'affaires est en hausse de 7% par rapport à 2011 et son résultat, net progresse de 6% sur l'année 2012.

L'action Belgacom était par contre en chute libre ce vendredi après la présentation de résultats mitigés pour 2012. La marché sanctionne surtout son manque de perspectives pour 2013 et la perspective d'une baisse de son dividende.

Bruxelles : Ablynx - MDXHealth

Hors indice, Ablynx a beaucoup fait parler d'elle cette semaine. En vrac, le groupe a annoncé sa prochaine collaboration avec la société britannique Spirogen pour développer de nouvelles solutions luttant contre le cancer. La société biotechnologique a présenté des résultats en nette amélioration. Le chiffre d'affaires du groupe biotechnologique a progressé de 22% d'une année à l'autre en 2012. Même si le groupe affiche toujours une perte de 28,5 millions d'euros, elle est en nette diminution par rapport à 2011 (-35%). Et en fin de semaine, Ablynx a été brièvement suspendue avant d'annoncer le placement privé d'actions auprès d'institutionnels pour un total de 31,5 millions d'euros afin de continuer à développer ses recherches.

Toujours dans le secteur biotechnologique, MDXHealth était sanctionné par des chiffres peu reluisants pour 2012. Le groupe a creusé ses pertes en 2012 à 8,9 millions d'euros, contre 7 millions en 2011, et devrait encore les creuser en 2013 d'après ses dires.

Etats-Unis

Aux Etats-Unis, les indices se sont cramponnés tant qu'ils le pouvaient aux propos rassurants de Ben Bernanke. Mais des indicateurs conjoncturels mitigés n'ont pas permis aux indices boursiers de pleinement se déployer.

Notons ainsi, que les nouvelles inscriptions au chômage ont reculé plus que prévu aux Etats-Unis du 16 au 23 février, après une semaine de hausse, et l'activité économique de la région de Chicago s'est accélérée en février, atteignant son niveau le plus élevé en onze mois.

Les autorités américaines ont par ailleurs revu en hausse leur estimation du produit intérieur brut du quatrième trimestre, en progression de 0,1% d'octobre à décembre. Cette révision est toutefois moins forte que prévu par les analystes.

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