Les institutionnels restent positifs pour les actions

10/02/15 à 15:11 - Mise à jour à 15:11

Source: Moneytalk

JP Morgan AM a dévoilé une étude réalisée en décembre auprès de ses clients institutionnels.

Les institutionnels restent positifs pour les actions

© BELGAIMAGE

JP Morgan Asset Management a le vent en poupe, avec des actifs sous gestion qui ont progressé de plus de 30% sur le Benelux en 2014. Notamment grâce aux succès rencontrés par les fonds en actions européennes, ou les fonds flexibles Le gestionnaire anglo-saxon a réalisé à la fin 2014 une enquête auprès de 267 clients institutionnels du Benelux pour connaître leurs intentions en matière d'allocation d'actifs pour 2015. Les conclusions de cette étude ont été dévoilées hier.

1) Plus d'actions européennes

Pour 80% d'entre eux, les clients institutionnels belges estimaient que l'exposition aux marchés boursiers sera renforcée en 2015, en particulier pour les actions européennes (88%). "Ceci répond à la question de savoir s'il est aujourd'hui trop tard pour les particuliers de se diriger vers les actions", souligne Vincent Juvijns, stratégiste chez JP Morgan AM. "Au niveau économique, les nouvelles positives se sont succédées ces derniers mois".

2) Moins d'américaines

Les institutionnels sont par contre moins convaincus par les perspectives des marchés émergents, où ils ne sont que 31% à vouloir augmenter leur exposition. Idem pour les actions américaines (57%). "La force du dollar commence à peser sur les résultats des grands groupes américains. Les institutionnels sont clairement plus inquiets qu'au début 2014".

3) Obligataire

La politique de la BCE est en train de pousser les institutionnels belges à se diversifier en dehors des classes d'actifs traditionnelles, et ils ne sont que 25% à vouloir renforcer leur expositions sur les marchés obligataires en 2015. Le haut rendement européen constitue la classe d'actifs privilégiée avec 37% des clients indiquant vouloir y renforcer leur exposition.

4) Flux

Il y a en Belgique 255 milliards d'euros parqués sur des comptes d'épargne qui ne rapportent pratiquement rien. "C'est un coût d'opportunité phénoménal par rapport aux 7% que cet argent pourrait rapporter en investissant sur un portefeuille diversifié globalement. Les flux que nous constatons actuellement correspondent aux résultats de cette étude, même si le mouvement d'achat sur les actions européennes est pour le moment surtout le fait des investisseurs européens eux-mêmes", souligne Vincent Juvijns.

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