Les trois signaux de danger pour les Bourses

06/11/15 à 00:38 - Mise à jour à 10:27

Source: Moneytalk

Les indices boursiers européens ont connu en octobre leur meilleur mois depuis 2009, une progression qui se confirme en ce début du mois de novembre, et pourtant les signaux incitant à la méfiance se multiplient.

Les trois signaux de danger pour les Bourses

© Thinkstock

Les rachats d'actions ne font plus recette

Ari Wald, analyste chez Oppenheimer, soulignait récemment le mauvais signal envoyé par le recul en Bourse d'Exxon Mobil, d'IBM, de 21st Century Fox et de Merck. Le point commun entre ces quatre groupes est qu'ils ont des programmes de rachat d'actions propres très ambitieux. Globalement, l'indice américain des sociétés rachetant leurs actions évolue à la traîne de la tendance générale depuis le début de l'année, un signal qui avait précédé une chute des marchés en 2000 et 2007.

Recul des bénéfices

Second élément inquiétant : l'évolution des bénéfices. Aux États-Unis, les profits des entreprises du S&P500 ont baissé au cours des 2 derniers trimestres et les analystes prévoient déjà un nouveau repli pour les 3 derniers mois de l'année. La chute du pétrole pèse évidemment sur les résultats mais l'on notera que dans le secteur technologique, les profits reculent depuis le début de l'année en excluant Apple. En Europe, les chiffres trimestriels de 51% des entreprises du Stoxx 600 ont déçu jusqu'à présent.

Abandons d'IPO

Le signal le plus intrigant est toutefois la succession d'abandons d'introduction en Bourse. Deezer, Oberthur, EDF Luminus, Corestate et Oressa ont renoncé à leur projet d'IPO ces deux dernières semaines en raison essentiellement de "conditions de marché difficiles". Cela confirme le flop de Digicel début octobre, le groupe irlandais ayant annulé une levée de 1,7 milliard de dollars à peine 48 heures avant la première cotation. Parallèlement, de nombreuses sociétés allant au bout du processus doivent réduire leurs ambitions à l'image du géant allemand Hapag-Lloyd qui a réduit le volume de l'opération de 500 à 300 millions et a placé ses actions à 20 euros contre une première fourchette de 23-29 euros.

Nos partenaires