Made in France : Michelin (3/5)

13/06/12 à 09:48 - Mise à jour à 09:48

Source: Moneytalk

Le secteur automobile reste très bien représenté outre-quiévrain avec Peugeot, sur qui nous reviendrons dans le cadre de cette série, Renault, Faurecia et surtout, Michelin qui est celui qui profite le plus du boum de l'automobile dans les pays émergents.

Made in France : Michelin (3/5)

© IMAGEGLOBE

Le premier fabricant mondial de pneus -au coude à coude avec Bridgestone- a clairement fixé ses priorités en dévoilant son ambition d'ouvrir l'équivalent d'une nouvelle usine par an en Chine, en Inde et au Brésil. Bibendum va certes devoir se frotter aux spécialistes du bas et milieu de gamme asiatiques mais l'empire du Milieu est devenu incontournable vu la croissance du parc automobile (plus de 100 millions en 2011) et son statut de premier marché automobile mondial (20 millions d'immatriculations en 2011 contre 12,8 millions aux États-Unis).

Si les pays émergents ont soutenu la croissance, les fabricants de pneus ont eu fort à faire ces dernières années avec le renchérissement des prix du pétrole (utilisé pour la fabrication du caoutchouc synthétique) et du caoutchouc naturel qui représentent chacun de l'ordre de 30% du coût des matières premières, soit un quart des coûts globaux des fabricants de pneus. Les marges des fabricants de pneus étaient donc sous pression, les hausses de coûts n'étant traditionnellement répercutées que a posteriori. Le repli actuel du prix de l'or noir et la chute depuis un peu plus d'un du cours du caoutchouc naturel permettent désormais au secteur de souffler.

En cas de rebond des prix, Michelin est toutefois partiellement immunisé grâce à sa forte présence dans les pneus spéciaux (hiver, économiseurs d'énergie, hautes performances...) et à division Activité de spécialités (pneus pour engins de génie civile, engins agricoles, deux roues et avions) qui affiche une marge supérieure à la moyenne : marge de 21,5% en 2011 contre 9,4% pour les pneus Tourisme/camionnette et 3,5% pour les poids lourds.

Vu sa très faible valorisation -à peine un peu plus de 6 fois le bénéfice prévu pour 2012-, Michelin apparait être un titre idéal pour miser sur le secteur de pneu et même le développement de la classe moyenne dans les pays émergents qui dope le parc automobile et le besoin de transport de marchandises (pneus pour poids lourds). Même en tenant compte du marché de remplacement moins sensible que les premières montes (nouveaux véhicules), Michelin reste toutefois une valeur cyclique.

Cédric Boitte

www.AccioZ.be

Nos partenaires

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience d'utilisateur. En continuant à surfer, vous acceptez notre politique de cookies. Plus d'infos