Ni taxe sur la spéculation, ni TOB

18/04/16 à 00:29 - Mise à jour à 00:28

Source: Moneytalk

iDealing rallie la fronde contre la taxe sur la spéculation, un must pour le courtier dont le crédo est la transaction gratuite. Gare toutefois à ne pas acheter n'importe quoi, les options proposées étant destinées aux investisseurs avertis. Le dindon de la farce risque toutefois bien d'être l'État.

Ni taxe sur la spéculation, ni TOB

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Exploiter les failles de la taxer

Trois mois et demi après sa mise en oeuvre, la taxe sur la spéculation a de plus en plus du plomb dans l'aile, et pas uniquement à cause du recul de Bourse belge. Les courtiers rivalisent en effet d'ingéniosité pour en exploiter les moindres failles. Bolero (KBC) a ainsi fait la promotion de ses fonds indiciels (ETF), permettant par exemple de miser sur le Bel 20 dans son ensemble, qui sortent du champ d'application de la taxe. Keytrade a lancé des CFD, une forme de produits dérivés non-concernés, sans effet de levier sur actions. Concrètement, acheter un CFD revient donc à investir dans une action. La dernière "trouvaille" est à mettre au crédit d'iDealing. Le courtier britannique propose des options OTC (over the counter, hors marché réglementé) qui ne sont pas ciblées par la taxe. De par leur effet de levier, ces options sont uniquement destinées aux investisseurs actifs -les plus concernés par la taxe sur la spéculation- comme le concède Lee Foster Bowman, fondateur et CEO d'iDealing.

Transactions gratuites

Cette évolution est indispensable pour iDealing qui se profile comme un intermédiaire tout particulièrement indiqué pour les investisseurs actifs. Le courtier britannique s'est ainsi lancé sur le marché belge en décembre dernier avec la promesse de transactions gratuites sur Euronext. iDealing ne décompte ainsi pas de frais de courtage, ni de taxe sur les opérations boursières (TOB), le courtier britannique en étant dispensé étant donné qu'il opère depuis le Royaume-Uni.

Une double perte pour l'État ?

Pour les finances publiques, la perte est donc double : pas de taxe sur la spéculation, ni de TOB. Et le manque à gagner pourrait grossir alors que BinckBank a admis réfléchir à une éventuelle suppression de son antenne belge afin de servir ses clients locaux directement depuis les Pays-Bas.

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