Pas de miracle économique en Inde

04/05/15 à 11:49 - Mise à jour à 11:49

Source: Moneytalk

Destination favorite des investisseurs parmi les marchés émergents, pays le plus séduisant en matières d'investissements directs étrangers selon E&Y, l'Inde de Narendra Modi séduit mais le miracle économique s'évapore déjà.

Pas de miracle économique en Inde

A Ahmedabad. © Reuters

Une croissance théorique

Pour la première fois depuis les années 90, l'Inde s'est érigée en économie la plus vigoureuse à la fin de l'année dernière, signant une croissance de 8,2% et 7,5% aux 3e et 4e trimestres 2014, mieux que la Chine. Le dépassement pourrait toutefois être aussi bref qu'à la fin du 20e siècle. L'emballement de la croissance indienne repose en effet avant tout sur une modification du calcul du PIB, à laquelle même le gouverneur de la banque centrale, Raghuram Rajan, a confessé ne rien comprendre. Selon les économistes, le rythme de croissance du second semestre était ainsi plus proche de 5,5% en réalité.

L'industrie ne décolle pas

Selon Shilan Shah de Capital Economics, l'industrie locale peine à bénéficier d'un quelconque momentum favorable, les capacités non utilisées ne baissant pas, malgré les réformes entreprises par Narendra Modi, élu Premier Ministre il y a un an, l'impact favorable de la chute du prix du pétrole et la baisse de 8% à 7,5% du principal taux directeur de la banque centrale.

Net ralentissement

Les derniers indicateurs économiques pointent ainsi vers un net ralentissement. L'indicateur d'activité manufacturière a chuté de 54,5 en décembre à 51,3 en mars, s'approchant de la barre des 50 séparant la contraction de la croissance de l'activité. Les exportations chutent depuis le début de l'année (-21% en mars). Kunal Kumar Kundu, Économiste chez Société Générale, épingle également que la demande domestique reste poussive et que la croissance des salaires dans les zones rurales ralentit.

La Bourse de Bombay piétine déjà

En Bourse de Bombay, l'indice Sensex affiche déjà une baisse de 8% depuis qu'il a frôlé les 30 000 points à la fin janvier, avant une succession de déceptions sur les principaux indicateurs économiques.

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