Point Bourse de la mi-journée

03/11/09 à 12:22 - Mise à jour à 12:22

Source: Moneytalk

Les Bourses européennes évoluaient franchement à la baisse à la mi-journée, plombées par de nouvelles inquiétudes concernant les financières.

Une poignée de résultats d'entreprises décevants pesait également sur le marché. Au rayon des statistiques économiques, un rapport sur l'activité industrielle aux USA pour le mois de septembre est attendu cet après-midi. Les opérateurs sont également dans l'expectative concernant le prochain rapport de la banque centrale américaine sur l'économie et la politique monétaire qui sera publié demain.

Du côté des actions, le géant financier suisse UBS était en net recul après que la société ait essuyé une perte nette de 564 millions de francs suisses, soit une perte bien plus importante que celle de 337 millions de francs anticipée par les marchés.
Par ailleurs, en Allemagne, le constructeur automobile BMW évoluait également dans le rouge. Pour le troisième trimestre, BMW a enregistré une baisse de 74% de son bénéfice et une diminution de 6,6% de son chiffre d'affaires.

A Bruxelles, KBC, Dexia et Fortis tiraient le Bel20 nettement vers le bas, de concert avec leurs pairs européens. Selon certaines rumeurs, KBC envisagerait de céder ses activités de banque privée en Europe afin de satisfaire aux exigences de la Commission européenne concernant les banques ayant reçu une aide publique.
En outre, hors Bel20, Nyrstar était en retrait, un reflet de la dépréciation du prix des métaux industriels. Vu le climat quelque peu morose ce matin à Bruxelles, peu d'actions évoluaient dans le vert.

Seuls des titres à caractéristiques quelque peu défensives tels que Colruyt et Belgacom échappaient au marasme.

Les marchés américains ont terminé hier dans le vert après une séance mouvementée ponctuée par la faillite de la société financière CIT Group et des statistiques économiques encourageantes concernant les secteurs industriels et immobilier.

Dans un contexte d'incertitude sur la qualité et pérennité de la reprise, les prix énergétiques repartaient à la baisse, avec une dépréciation de 1,24% du prix du baril de pétrole à 77,16 USD.

Béatrice Denis

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