Reynders et les socialistes UE prônent à l'unisson une taxe sur les transactions

14/10/10 à 15:57 - Mise à jour à 15:57

Source: Moneytalk

Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a expliqué mercredi aux eurodéputés socialistes les démarches qu'il avait entreprises, au nom de la présidence belge de l'Union, pour défendre la mise en place d'une taxe sur les transactions financières (TTF). Il a indiqué notamment qu'il proposerait aux 27 un groupe de travail pour avancer sur les aspects techniques.

Le groupe socialiste et démocrate (S&D) avait invité M. Reynders à lui rendre compte des efforts entrepris pour mettre en oeuvre cette taxe. Les socialistes la réclament à cor et à cri, en jugeant qu'"on ne peut pas demander aux citoyens européens de porter le fardeau de l'austérité alors qu'un potentiel de 190 milliards d'euros est ignoré des décideurs". A l'issue de la réunion, le chef de file des socialistes Poul Nyrup Rasmussen a "reconnu le soutien de M. Reynders pour une FTT", mais il a appelé le ministre belge "à convaincre ses collègues conservateurs et libéraux à la mettre en place", selon un communiqué. M. Reynders lui-même a expliqué à Belga qu'il avait mis la question à l'ordre du jour de l'Ecofin, ainsi qu'au Fonds monétaire international et à la Banque mondiale. A l'instar des autres dirigeants européens, il juge préférable une taxation à l'échelle mondiale. Mais en l'absence d'accord, il se dit prêt à l'instaurer au niveau de l'UE ou même de la zone euro. Dans ce cas, "on pourrait imaginer de démarrer à un taux plus bas", estime-t-il. Si la taxe était limitée à la zone euro, il conviendrait aussi de minimiser les risques de déplacement des activités vers le Royaume-Uni ou la Suède, a-t-il précisé. La taxe sur les transactions financières, ainsi qu'une alternative consistant à taxer les activités financières, seront examinées en octobre par les chefs d'Etat et de gouvernement des 27. M. Reynders compte ensuite proposer aux ministres des Finances de créer un groupe de travail, sous la direction de la présidence belge, afin d'avancer sur les aspects techniques du dossier. Satisfait de sa rencontre avec les élus socialistes, il se dit prêt à leur rendre compte régulièrement de l'évolution des travaux.

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