RWE ignore un signal d'alarme

12/09/13 à 19:49 - Mise à jour à 19:49

Source: Moneytalk

RWE a de nouveau connu une séance agitée, signe que son statut de valeur défensive appartient bel et bien dépassé. Les amateurs d'actions bon marché et à dividende élevé continuent toutefois de s'y intéresser mais cela n'est pas sans risque.

RWE ignore un signal d'alarme

Pas de publication de résultat, pas de changement au sein de son management, pas de fusion en vue et pourtant, le titre RWE est passé en quelques heures de -5% à +5%. Le repli était motivé par une information du Handelsblatt qui indiquait que le management du groupe énergétique envisage une réduction de son dividende 2013, deux ans après avoir ramené son coupon annuel de 3,50 euros à 2,00 euros. Les analystes de Citigroup ont embrayé en abaissant leur conseil à vendre en raison de la probable baisse du dividende 2013 (qui est payé en 2014).

Les analystes de JP Morgan estiment par contre que RWE ne réduira pas son dividende étant donné que cela ne permettrait pas au groupe de réaliser de substantielles économies au niveau financier. Au niveau actuel, son dividende représente au total 1,1 milliard. Par comparaison, RWE entend notamment céder sa filiale Dea pour 5 milliards afin d'améliorer son bilan.

En termes de résultats, les perspectives demeurent par contre difficiles, surtout en Allemagne où les opérateurs sont contraints de fermer des centrales non rentables malgré l'abandon de la filière nucléaire et ce, en raison de la conjoncture poussive et surtout, du développement des énergies renouvelables. À terme, la menace du coût des droits d'émission de CO2 se profile également. La note pourrait atteindre 2,5 milliards pour RWE, soit davantage que son bénéfice net prévu pour cette année (2,4 milliards).

Même si RWE (et ses pairs) apparait bon marché (6,6 fois le bénéfice prévu en 2013) avec un rendement de dividende élevé (7,6% brut sur la base du coupon 2012) après sa hausse de 26% depuis le début du mois, le titre continue donc à présenter d'importants risques.

Cédric Boitte

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