Sanofi : une action défensive exemplaire

27/06/12 à 10:28 - Mise à jour à 10:28

Source: Moneytalk

Si Sanofi a subi la correction des Bourses fin 2008 - début 2009, force est de constater qu'elle a pu tirer son épingle ces deux dernières années malgré la crise des dettes souveraines et la perte de brevets majeurs.

Sanofi : une action défensive exemplaire

© REUTERS

Les valeurs pharmaceutiques sont longtemps restées sous pression en raison de la perte prévue de nombreux brevets majeurs protégeant toute une série de blockbusters (médicaments générant des ventes annuelles de plus d'un milliard de dollars). Ces pertes de brevets devaient atteindre un pic entre 2010 et 2012 avec notamment l'arrivée à échéance fin 2011 de la protection du Lipitor, le désormais ex-médicament le plus vendu au monde. Les résultats de la plupart des groupes pharmaceutiques sont toutefois restés à niveau.

Sanofi n'échappe pas à cette constatation, le groupe français ayant perdu des brevets protégeant ses quatre ex médicaments vedette (Plavix, Lovenox, Taxotère et Aprovel) qui généraient près d'un tiers du chiffre d'affaires en 2009. Depuis plusieurs années, Sanofi a ainsi entrepris de compenser la perte de ces blockbusters, notamment au travers de Genzyme pour plus de 20 milliards de dollars l'année dernière. Ce groupe biotechnologique américain est notamment leader mondial dans les traitements contre les maladies génétiques rares, un segment encore en plein développement. Sanofi vient ainsi de déposer une demande de commercialisation pour le Lemtrada, un traitement de la sclérose en plaques développé par Genzyme.

La plus grande réussite de Sanofi est toutefois sa division diabète qui a pu se hisser au rang de leader mondial grâce notamment à l'insuline Lantus qui a généré des ventes de plus d'un milliard d'euros sur le seul premier trimestre. Vu la hausse du nombre de diabétiques (notamment dans les pays émergents), le potentiel de croissance est encore bien réel.

Au niveau financier, Sanofi affiche un rendement de dividende brut de 4,58% et surtout, un ratio cours/bénéfice prévu pour 2012 d'à peine 10, ce qui reste plus que correct pour un groupe qui aura bientôt tourné le dos à ses anciens médicaments.

Cédric Boitte

www.accioz.be

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