Taxer les milliardaires pour financer le développement

06/07/12 à 09:40 - Mise à jour à 09:40

Source: Moneytalk

C'est ce que suggère la Cnuced, une agence de l'ONU pour dégager des moyens afin de financer le développement des pays les moins favorisés.

Taxer les milliardaires pour financer le développement

© REUTERS

Cette " taxe sur les milliardaires ", sous la forme d'un prélèvement annuel, fait partie d'une série de mesures préconisées par le Cnuced (Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement). Parmi les autres dispositions proposées, une taxe sur les transactions financières ou sur les émissions de CO2. A terme, l'agence estime que cela permettrait de dégager plus de 400 milliards de dollars au total.

Selon le rapport, il est en effet essentiel de trouver de nouveaux moyens de financement pour aider les pays pauvres à améliorer leurs infrastructures ou leur système de santé car les pays riches n'ont pas respecté leurs promesses d'aide au développement. La Cnuced s'était déjà prononcée en faveur de la taxe Tobin sur les transactions financières. Les auteurs du rapport évaluent à 1.226 en 2012 le nombre de personnes dont la richesse dépasse le milliard de dollars. Il y en aurait 425 aux États-Unis, 315 dans la région Asie-Pacifique, 310 en Europe, 90 dans le reste de l'Amérique Nord et Sud, et 86 en Afrique et au Proche-Orient. Ensemble ils représentent une fortune estimée à 4.600 milliards de dollars, soit 3,75 milliards de dollars en moyenne par personne.

Les auteurs du rapport affirment qu'une taxe de 1% sur leur fortune pourrait rapporter 46 milliards en 2012 et laissent entendre qu'elle serait indolore pour les principaux intéressés. Selon eux, le milliardaire " moyen " posséderait toujours 3,7 milliards après cet impôt. " En dépensant 1.000 dollars par jour, il lui faudrait plus de 10.000 ans pour dépenser toute sa fortune ", souligne le rapport.

La fortune des milliardaires a augmenté de 4% par an en moyenne dans les deux décennies ayant précédé la crise financière de 2008-09.

La Cnuced reconnaît cependant que pour le moment il s'agit d'une vue de l'esprit et non d'un moyen réaliste d'augmenter les ressources pour l'aide au développement. (avec AFP)

K.H.

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