"Un taux au-dessus de 4% n'est pas tenable"

26/06/12 à 14:17 - Mise à jour à 14:17

Source: Moneytalk

Pour les spécialistes de Dexia Asset Management, dans le contexte de faible croissance qui caractérise l'Europe pour le moment, les taux d'intérêt des pays de la périphérie européenne ne sont pas tenables.

"Un taux au-dessus de 4% n'est pas tenable"

© REUTERS

Les taux italiens et espagnols inquiètent les marchés financiers et pour cause, d'après Dexia Asset Management (AM), ils ne sont tout simplement pas tenables car ils induisent un effet boule de neige qui gonfle la dette de ces pays tous les jours un peu plus. Pour mettre un terme à cet effet boule de neige et stabiliser la dette un taux de 4% est un maximum.

Pourtant nous en sommes loin. Les taux des obligations de l'Espagne et de l'Italie se tendent encore ce mardi, après des emprunts sur le marché réalisés au prix fort pour ces deux pays.

A la mi-séance, le rendement à 10 ans de l'Espagne se montait à 6,671% (contre 6,597% lundi à la clôture) sur le marché obligataire. Le pays a emprunté 3,077 milliards d'euros sur des échéances de court terme, à 3 et 6 mois, légèrement au-dessus de la fourchette visée, mais à des taux d'intérêt en très forte hausse.

Le rendement de l'Italie est également en hausse, à 6,062% (contre 5,996%). Rome a levé 3,9 milliards d'euros à moyen et long terme, un montant légèrement inférieur à son objectif maximum de 4 milliards, à des taux également en forte hausse.

Notons que le contexte n'était pas favorable aux obligations considérées comme les plus risquées, à deux jours d'un sommet européen, dont les investisseurs doutent qu'il puisse enrayer durablement la crise de la dette en zone euro.

La nervosité est à son comble ce qui pousse vers le haut les rendements des emprunts les plus solides comme ceux de l'Allemagne. A cet égard, les spécialistes obligataires de Dexia AM recommandent aux investisseurs de se méfier des Bund allemand. " Dans le cadre d'une crise européenne de l'endettement, l'Allemagne est loin d'être exonérée de risques. Plusieurs issues à la crise actuelle sont possibles et plusieurs passent pas une hausse des taux pour l'Allemagne ", conclu Dexia AM.

Karine Huet

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