Une fin de semaine explosive sur les marchés financiers

27/07/12 à 17:55 - Mise à jour à 17:55

Source: Moneytalk

les autorités européennes ont eu les mots justes ces deux dernières séances pour redonner de l'élan à des marchés à nouveau déprimés par la crise européenne.

Une fin de semaine explosive sur les marchés financiers

© REUTERS

La semaine boursière avait mal commencé avec le retour en force de la crise européenne sur le devant de la scène, faisant plonger les grands noms du secteur bancaire de 6% à 8%.

L'adoption du plan de sauvetage aux banques espagnoles par l'Eurogroupe vendredi n'a en rien atténué le sentiment d'inquiétude et d'urgence pour les finances publiques espagnoles, illustré par la flambée de la dette à dix ans bien au-delà des 7,50% au moment où les régions autonomes faisaient l'une après l'autre appel à l'aide financière de Madrid, celle de Murcie ayant emboîté le pas de la communauté de Valence.

La Grèce a également à nouveau fait parler d'elle alors que l'incapacité d'Athènes à remplir ses objectifs budgétaires réveille le spectre d'une sortie du pays de la zone euro aux conséquences imprévisibles pour la monnaie unique. La troïka est à nouveau sur place afin de déterminer si les aides promises par l'Europe et le FMI seront effectivement délivrées.

La décision de l'agence de notation Moody's d'abaisser la perspective de la dette de trois pays européens dont l'Allemagne, pilier jusqu'ici inébranlable de la zone euro, n'a évidemment pas calmé les esprits. Moody's a annoncé dans la nuit de lundi à mardi qu'elle abaissait de " stable " à " négative " la perspective de la dette de l'Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg, trois pays qui jouissent de la meilleure note " Aaa ".

Jeudi la tendance c'est inversée sur les marchés après les propos rassurant de Mario Draghi le Président de la Banque centrale européenne, qui a affirmé que jamais la BCE ne laisserait tomber l'euro et ferait tout pour le préserver. Entre ces quelques mots et la perspective d'un geste de la BCE pour soutenir les économies en difficultés il n'y a qu'un pas que les marchés se sont empressés de faire.

Les marchés ont été confortés dans leur " ouf " de soulagement par les propos allant dans la même direction que Draghi d'autres éminences grises de l'Europe.

Europe

Aux actions, les résultats étaient légion cette semaine.

SAP était en progression après avoir présenté des résultats jugés de bonne facture. Swatch a présenté des chiffres applaudis par le marché. Ses ventes et son bénéfice sont en augmentation malgré des conditions de marché difficiles. PPR a pu faire le même constat et a présenté des chiffres au-delà des attentes.

Sanofi a également surpassé les prévisions du marché tout comme Unilever ou BASF, qui ont réitéré leurs prévisions pour 2012.

Dans le même registre EADS a même relevé ses objectifs pour 2012.

Tous les résultats ne sont pas de nature à rassurer les investisseurs. C'est entre autre le cas de ceux de Vallourec qui a annoncé qu'il renonçait à son objectif de ventes pour 2012 en raison d'une demande qui devrait rester faible sur ses marchés hors pétrole et gaz au second semestre, notamment en Europe et au Brésil.

Dans le registre des résultats décevants Siemens a dû revoir ses ambitions à la baisse pour 2012.

Bruxelles

A Bruxelles, les résultats de sociétés étaient légion ce vendredi. Bekaert, Belgacom, Telenet et Nyrstar font partie des sociétés ayant présenté leurs chiffres ce vendredi matin. Mis à part Belgacom dont les chiffres ont déçu le marché, toutes ont réussi à rassurer les investisseurs et évoluaient en nette hausse.

La progression de Nyrstar est même remarquable. Le groupe a à nouveau présenté une perte mais ses activités minières se portent bien ce qui tend à démontrer la justesse de la stratégie du groupe.

Hors indice, la vedette de la semaine sur la Bourse de Bruxelles est Thrombogenics dont l'action a pris jusqu'à 20% à l'ouverture ce vendredi. Thrombogenics a reçu un avis favorable de la FDA (autorités sanitaires américaine) pour son ocriplasmine. En octobre, cette même FDA devrait en toute logique autoriser la commercialisation du produit vedette de la société biotechnologique belge. Plus que la décision de la FDA, le marché table sur une reprise de la société biotechnologique, c'est généralement ce qui se passe lors de la première année de commercialisation d'un produit. Même sans cette potentielle reprise, le cours de l'action n'est pas encore à son sommet, les analystes estimant les ventes annuelle à 500 millions euros ou plus.

Etats-Unis

Là aussi une volée de résultats tantôt rassurant, tantôt inquiétant, ont été publié cette semaine.

La semaine fini en apothéose avec Facebook.

Le groupe a fait état jeudi soir d'une perte nette de 157 millions de dollars, comparée avec un bénéfice net de 159 millions de dollars un an plus tôt. C'est exactement ce qui était attendu par le marché.

La chute boursière du groupe s'explique avant tout par l'inquiétude des investisseurs quant à la capacité du groupe à générer d'importants revenus avec ses produits pour appareils mobiles.

K.H.

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