Une remontée trop rapide des taux

10/06/15 à 18:30 - Mise à jour à 11/06/15 à 10:59

Source: Moneytalk

Le taux du Bund allemand à 10 ans a poursuivi son envolée à plus de 1%. Une hausse teintée de convergences entre les 2 côtés de l'Atlantique et de manque de liquidités.

Une remontée trop rapide des taux

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Impressionnant et surprenant

Le taux à 10 de l'Allemagne n'avait plus atteint 1% depuis septembre, bien avant que la BCE ne dévoile son programme de rachat de dettes souveraines en janvier. La remontée est impressionnante, le rendement du Bund à 10 ayant atteint un plancher de 0,05% à la mi-avril, et surprenante, la BCE ayant indiqué qu'elle accélérerait ses rachats en mai-juin avant la période estivale.

Convergence transatlantique

Jeffrey Gundlach évoque une convergence entre les taux en zone euro et aux États-Unis. Celui que Wall Street a surnommé le (nouveau) roi des obligations explique notamment que la comparaison des chiffres d'inflation entre la zone euro et les États-Unis est tronquée. À méthode identique, l'inflation sous-jacente est en réalité similaire des deux côtés de l'Atlantique pointe le gestionnaire de DoubleLine.

Marchés illiquides

Même si la hausse a été moins impressionnante qu'en Allemagne, les taux américains ont toutefois aussi progressé récemment, à plus de 2,4% pour le taux souverain à 10 ans, malgré des chiffres d'inflation mitigés, le report de son premier relèvement de taux directeur par la Fed et la contraction de l'économie US au premier trimestre. Nouriel Roubini explique la chute rapide et globale des cours des obligations (qui évoluent inversement aux taux) par l'illiquidité des marchés. Comme Jamie Dimon, CEO de JP Morgan, l'économiste puise son inquiétude dans le flash crash du 15 octobre quand le taux américain à 10 ans a chuté de 0,40% en quelques minutes. Un événement sensé survenir tous les 3 milliards d'années selon les modèles. Nouriel Roubini l'explique notamment le comportement de "mouton" des programmes de trading et le durcissement de la régulation financière empêchant les banques d'intervenir en tant que teneur de marché.

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