Une semaine boursière positive grâce à la BCE

07/09/12 à 17:22 - Mise à jour à 17:22

Source: Moneytalk

En hausse de plus de 3% sur la semaine, l'indice Bel 20 a tout comme les autres indices européens, profité du ton ferme de la BCE dans sa volonté de sauver l'euro.

Une semaine boursière positive grâce à la BCE

© REUTERS

Le point d'orgue de la semaine fut sans conteste la réunion de la BCE.

Les marchés financiers ont littéralement plébiscité jeudi la décision tant attendue de la Banque centrale européenne (BCE) d'intervenir sans limite sur le marché de la dette des Etats de la zone euro, une mesure susceptible de soulager les pays les plus fragiles comme l'Italie et l'Espagne.

Concrètement, la BCE a annoncé son intention de racheter sur le marché secondaire, des obligations souveraines de maturité allant de 1 à 3 ans. Ces achats se feront à la condition stricte que les pays qui souhaiteront en bénéficier formulent une demande d'aide au Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Europe

Aux actions, les bancaires ont poussé un " ouf " de soulagement en fin de semaine grâce au geste fort de la BCE. L'annonce de l'intervention de la BCE devrait apporter une certaine stabilité à long terme aux banques européennes. Elles en avaient bien besoin après les rebondissements en cascade dans le feuilleton de la crise de la dette qui les met à mal depuis maintenant quelques années.

Dans le secteur minier, c'est le feuilleton Xstrata-Glencore qui s'est retrouvé sous les feux des projecteurs. Le conseil d'administration de Xstrata a indiqué avoir reçu une nouvelle offre de fusion de la part de Glencore qui propose désormais un ratio de 3,05 actions Glencore pour une action Xstrata, contre un ratio initial de 2,8 seulement.

L'offre se rapproche ainsi des conditions posées par Qatar Holdings, deuxième actionnaire de Xstrata avec plus de 10% des parts, qui exige un ratio de 3,25 actions Glencore pour une action Xstrata.

Toutes les actions ne peuvent se targuer d'un bilan hebdomadaire positif. Nokia fait partie de ces perdants, les investisseurs affichant leur déception face au manque d'originalité des deux nouveaux smartphones présentés hier par le groupe.

Bruxelles

A Bruxelles, l'action la plus remarquée cette semaine est PinguiLutosa, qui a reçu une offre généreuse pour sa division pommes de terre.

En début de semaine PinguinLutosa avait déjà laissé entendre par voie de presse que sa division pommes de terre suscitait l'intérêt de groupes étrangers et qu'une vente pourrait avoir lieu. Ce n'était pas des paroles en l'air. Mercredi le groupe belge de surgelés a annoncé être parvenu à un accord de principe sur la cession de sa division Lutosa, le spécialiste de la pomme de terre. La valeur de cette division a été fixée à 225 millions d'euros. Un montant largement supérieur aux anticipations les plus optimistes des analystes qui tablaient généralement sur un montant situé entre 115 et 125 millions d'euros.

Bonne nouvelle également pour le groupe IBA qui a décroché un contrat d'une valeur de 50 millions de dollars pour l'installation d'un centre de protonthérapie au Texas dans le cadre d'une co-entreprise avec Baylor Health Care Systems.

Dans l'indice Bel 20, on relèvera la bonne tenue de KBC mais surtout de Solvay qui intègre le CAC 40. Solvay a également annoncé une série d'investissements. Le groupe chimique va ainsi doubler sa capacité de production de dérivés fluorés aliphatiques, à partir de son usine de Salindres, en France afin de répondre à l'augmentation de la demande.

Etats-Unis

Une fois n'est pas coutume, les Etats-Unis ont suivi la tendance européenne mais ternissent la fête avec des chiffres de l'emploi décevants.

Si le taux de chômage a reculé contre toute attente de 0,2 point par rapport à juillet pour revenir à 8,1%, l'économie américaine n'a créé que 96.000 emplois de plus qu'elle en détruisait en août, en données corrigées des variations saisonnières.

Or, selon le président de la banque centrale américaine (Fed), Ben Bernanke, les Etats-Unis ont besoin de 100.000 à 110.000 nouveaux emplois par mois pour maintenir un taux de chômage stable et empêcher que celui-ci ne remonte.

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