Les titres subordonnés: un rendement élevé mais des risques à la hauteur

06/02/13 à 16:11 - Mise à jour à 16:11

Source: Moneytalk

Le gouvernement néerlandais ont dû sauver le groupe financier SNS Reaal de la faillite. Voilà une bonne nouvelle pour les épargnants de cette banque. Mais les actionnaires et les détenteurs de titres subordonnés ont, eux, bien perdu leur argent. Les détenteurs de ce produit doivent être bien conscients des risques qu'ils prennent.

Un actionnaire investit de l'argent dans une entreprise et en échange il reçoit des actions. Celles-ci lui donnent droit à une partie des bénéfices ainsi qu'à une éventuelle augmentation de son investissement. Au plus les profits sont élevés, au plus le rendement de son investissement est grand. Dans ce cas, la valeur de ses actions dans l'entreprise augmente. Mais le revers de la médaille existe. Si l'entreprise se porte mal, la valeur de l'action chute. En cas de faillite, elle est même de 0. Celui qui souscrit à une obligation prête son argent à une entreprise pour une période déterminée. A l'issue de cette période, il récupère son capital. Et avant cela, il perçoit périodiquement un intérêt fixe. Ce paiement est indépendant du cours des affaires de l'entreprise. Que cela aille bien ou mal ne change rien, l'entreprise doit payer. Il existe un type particulier d'obligations: les titres subordonnés. Celui qui achète ces titres, prête également son argent à une entreprise. Mais en cas de faillite, l'épargnant ne récupérera son argent qu'après que tous les autres créanciers détenteurs d'obligations de rang supérieur aient récupéré leur argent. Pour peu qu'il reste encore de l'argent; et c'est rarement le cas. Celui qui achète des titres subordonnés prend donc des risques supplémentaires. Et c'est pourquoi, ces titres bénéficient d'un rendement plus élevé. Ainsi, les titres subordonnés de SNS Reaal ont eu un rendement de 6,258% à 8,45%. Ceux de SNS Bank ont offert un rendement de 5,75% à 11,25%. Le gouvernement néerlandais a désormais "exproprié" tant les actionnaires que les détenteurs de titres subordonnés de SNS. Leurs titres ont perdu leur valeur. Sans l'intervention du gouvernement, le quatrième groupe financier des Pays-Bas aurait été en faillite. Les parties savaient qu'elles prenaient un risque et doivent donc accepter d'avoir perdu leur argent, a déclaré le gouvernement. Ceux qui achètent des titres subordonnés ne doivent donc pas uniquement voir le rendement élevé qu'ils procurent. Il ne faut pas oublier qu'en contrepartie, le risque est plus élevé. En Belgique aussi des titres subordonnés ont été émis. KBC et Fortis en ont ainsi mis sur le marché. (Belga)

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