Les personnes qui auront une pension élevée n'ont pas intérêt à racheter leurs années d'étude

12/12/16 à 15:40 - Mise à jour à 15:40

Source: Moneytalk

Grâce au rachat de leurs années d'étude, les personnes diplômées de l'enseignement supérieur pourront obtenir une pension plus élevée.

Les personnes qui auront une pension élevée n'ont pas intérêt à racheter leurs années d'étude

© Getty Images/iStockphoto

A partir du 1er mars, fonctionnaires, employés et indépendants pourront racheter leurs années d'étude à un tarif favorable pour bénéficier plus tard d'une pension plus élevée. Ceux qui le feront avant mars 2020 paieront 1.500 euros par année rachetée. En échange, ils obtiendront annuellement une majoration de pension de 250 euros par année d'étude rachetée. Ces montants payés sont en outre déductibles fiscalement et il y aura une réduction de 10% les premières années.

Mais le règlement que le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine a mis sur la table semble rater son objectif. Une enquête de Lieven Van Belleghem, professeur en matière fiscale et auteur chez Kluwer Formation, à la demande du journal De Standaard, nous apprend que les détenteurs d'un diplôme supérieur verront à peine ou pas leur pension augmenter en cas de rachat de leurs années d'étude. Cela vient du fait que ce supplément de 250 euros est un montant brut, sur lequel le fisc exigera encore une partie.

Limite de 15.518 euros

"Tant que la pension, années d'étude rachetées comprises, restera inférieure à 15.518 euros, il n'y a pas de problème", explique Van Belleghem.

Et c'est là que le bât blesse selon lui: "Les personnes ayant un diplôme supérieur ont en général une pension plus élevée et elles devront payer plus d'impôt."

Dans le journal, Van Belleghem cite l'exemple d'une personne vivant seule avec une pension de 15.518 euros et qui a racheté une année d'étude. Selon lui, 213 euros atterriront dans les caisses de l'Etat. Cela signifie que cette personne devra être à la pension pendant 18 ans avant de tirer profit de son investissement. Une personne avec une pension de 16.000 euros n'en conservera rien. Par ailleurs, les propriétaires d'une seconde résidence ne retireront également qu'une fraction du supplément de pension.

(NS)

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