L'année a commencé depuis un peu plus de deux mois et on ne compte déjà plus les coups de chaud sur les prix pétroliers. La crise égyptienne d'abord et le soulèvement populaire en Libye ensuite, ont donné des ailes au baril qui a franchi à maintes reprises le cap des 100 dollars à New York et s'est approché de la barre des 120 dollars à Londres.

Les investisseurs cherchaient une bonne excuse pour prendre leurs bénéfices sur les marchés d'actions. Le prétexte était tout trouvé. Depuis déjà une bonne dizaine de jours, les indices boursiers se teintent de rouge alors que, si l'on y regarde de plus près, il n'y a pas lieu de s'affoler. Car, en définitive, les prix pétroliers n'ont que peu de raisons de s'emballer. La circulation de l'or noir vers nos contrées "énergivores" a à peine été ralentie malgré son cheminement via le canal de Suez situé en territoire égyptien. Et la Libye a bien mis un terme à ses exportations d'or noir mais elles comptent pour moins de 2 % de l'approvisionnement mondial ; ce qui est plutôt facile à compenser, surtout pour un géant pétrolier tel que l'Arabie Saoudite.

Si la vague de rébellion du monde arabe devait atteindre des zones plus sensibles comme l'Arabie Saoudite précisément, les choses pourraient toutefois rapidement s'envenimer. C'est cette perspective que craignent les marchés et qui explique leur nervosité actuelle.

En attendant, les prix pétroliers élevés ne font pas les affaires de notre économie. La Belgique est particulièrement sensible à cette flambée. Selon la BCE, une hausse des prix pétroliers de 10 % ferait perdre 0,4 % au produit intérieur brut (PIB) belge après trois ans d'activité économique. Ce chiffre peut sembler minime mais il est quand même deux fois supérieur à la moyenne de la zone euro où le recul devrait être de 0,24 %. La principale explication à cette vulnérabilité de notre plat pays tient dans l'ouverture de notre économie. Soulignons aussi l'importante intensité énergétique de la Belgique. Elle a certes diminué ces dernières années, mais reste considérable suite au poids dans notre économie de secteurs grands consommateurs d'énergie comme la chimie, la métallurgie ou les cimenteries.

Résultat des courses : une hausse des tarifs pétroliers sur une longue période aurait une influence sur l'emploi, sur les investissements et sur les exportations de notre pays. Seule la consommation belge ne devrait pas être trop affectée par la cherté des énergies fossiles, d'après la BCE, grâce entre autres à notre sacro-sainte indexation des salaires. Enfin... tant qu'elle subsiste.

L'année a commencé depuis un peu plus de deux mois et on ne compte déjà plus les coups de chaud sur les prix pétroliers. La crise égyptienne d'abord et le soulèvement populaire en Libye ensuite, ont donné des ailes au baril qui a franchi à maintes reprises le cap des 100 dollars à New York et s'est approché de la barre des 120 dollars à Londres. Les investisseurs cherchaient une bonne excuse pour prendre leurs bénéfices sur les marchés d'actions. Le prétexte était tout trouvé. Depuis déjà une bonne dizaine de jours, les indices boursiers se teintent de rouge alors que, si l'on y regarde de plus près, il n'y a pas lieu de s'affoler. Car, en définitive, les prix pétroliers n'ont que peu de raisons de s'emballer. La circulation de l'or noir vers nos contrées "énergivores" a à peine été ralentie malgré son cheminement via le canal de Suez situé en territoire égyptien. Et la Libye a bien mis un terme à ses exportations d'or noir mais elles comptent pour moins de 2 % de l'approvisionnement mondial ; ce qui est plutôt facile à compenser, surtout pour un géant pétrolier tel que l'Arabie Saoudite. Si la vague de rébellion du monde arabe devait atteindre des zones plus sensibles comme l'Arabie Saoudite précisément, les choses pourraient toutefois rapidement s'envenimer. C'est cette perspective que craignent les marchés et qui explique leur nervosité actuelle. En attendant, les prix pétroliers élevés ne font pas les affaires de notre économie. La Belgique est particulièrement sensible à cette flambée. Selon la BCE, une hausse des prix pétroliers de 10 % ferait perdre 0,4 % au produit intérieur brut (PIB) belge après trois ans d'activité économique. Ce chiffre peut sembler minime mais il est quand même deux fois supérieur à la moyenne de la zone euro où le recul devrait être de 0,24 %. La principale explication à cette vulnérabilité de notre plat pays tient dans l'ouverture de notre économie. Soulignons aussi l'importante intensité énergétique de la Belgique. Elle a certes diminué ces dernières années, mais reste considérable suite au poids dans notre économie de secteurs grands consommateurs d'énergie comme la chimie, la métallurgie ou les cimenteries. Résultat des courses : une hausse des tarifs pétroliers sur une longue période aurait une influence sur l'emploi, sur les investissements et sur les exportations de notre pays. Seule la consommation belge ne devrait pas être trop affectée par la cherté des énergies fossiles, d'après la BCE, grâce entre autres à notre sacro-sainte indexation des salaires. Enfin... tant qu'elle subsiste.