En 2012, tout le monde l'a désormais bien compris, il va falloir se serrer la ceinture. Les autorités doivent dénicher 11,3 milliards d'euros, ce qui pèsera sur le budget de chaque ménage. Le nouveau gouvernement fédéral, sous la houlette du Premier ministre Elio Di Rupo, a dévoilé une partie de ses projets ces dernières semaines.

Citons parmi ceux-ci l'augmentation du précompte mobilier et de la taxe boursière, l'alourdissement de l'impôt sur les voitures de société, la suppression de certains avantages fiscaux comme la réduction accordée lors de l'achat d'un véhicule neuf à faibles émissions de CO2 et celle liée aux investissements consentis en vue d'économiser l'énergie dans les habitations. On attend maintenant les détails, qui seront communiqués au moment de la mise en oeuvre de ces mesures et de leur transposition en textes de loi. Il est en tout cas quasi certain que les différentes décisions entreront en vigueur dès le 1er janvier 2012. Anticipant les événements, nombreux sont ceux qui achètent à la hâte une voiture économe en CO2, se pressent de faire installer des panneaux photovoltaïques ou placent leurs titres au porteur sur un compte-titres. Toutes les économies sont bonnes à prendre, et ce sont les toutes dernières possibilités avant l'année de vaches maigres que sera 2012.

Les entreprises ne sont pas mieux loties, tant s'en faut. Elles doivent faire face non seulement à la stagnation de la croissance économique, mais aussi à l'augmentation d'un certain nombre de coûts. Pensez par exemple à l'indexation des salaires - les salaires des travailleurs qui ressortissent à la commission paritaire auxiliaire pour employés (218 - ce qui représente environ 400.000 personnes) vont être indexés de près de 3,5 %, par exemple. Avez-vous déjà calculé combien cela coûtera aux sociétés ? Par ailleurs, les règles relatives à la prépension vont devenir plus strictes, ce qui pourrait donner lieu à une recrudescence des licenciements.

Les investisseurs à la recherche de sécurité et de rendement se demandent dès lors ce qu'ils vont bien pouvoir faire de leur argent en 2012. Nous répondons à cette question dans notre dossier de couverture "Investir en 2012", un classique du genre. En dépit des perspectives économiques désastreuses, de belles opportunités restent à saisir et nous vous les présentons dans ce numéro.

Johan Steenackers