"Le rôle sociétal des assureurs est essentiel. Avec près de 245 milliards d'euros de provisions techniques, ils jouent en effet un rôle primordial pour la sécurité du citoyen et pour le financement de l'économie", souligne Assuralia.

La réglementation impose aux entreprises d'assurances de diversifier leurs placements: actions, participations, immobilier, prêts et surtout obligations d'Etat et d'entreprises. Celles-ci représentent 74% des réserves et pas moins de 62,7 milliards d'euros sont investis dans des obligations émises par l'Etat belge. "Les assureurs détiennent ainsi 13,8% de la dette de l'Etat et contribuent de la sorte aux finances publiques", note encore la fédération.

L'emploi dans le secteur des assurances poursuit en outre sa tendance à la baisse, avec 22.156 ETP employés chez les assureurs, soit une baisse de 1,43%. A cela s'ajoutent les quelque 21.000 courtiers, employés d'agences, ... "Le slogan du gouvernement Michel 'jobs, jobs, jobs', qui soulignait l'ambition de créer un maximum d'emplois, ne s'est malheureusement pas concrétisé pour le secteur de l'assurance", regrette Assuralia qui demande au prochain gouvernement d'"intervenir rapidement pour protéger l'emploi dans le secteur".

La fédération exige par ailleurs qu'en cas d'initiatives législatives et réglementaires, de tenir compte de la réalité de l'assurance et de prévoir, lors de l'introduction de nouvelles règles, des délais suffisants de transition et de mise en oeuvre.

Les assureurs sollicitent également l'enseignement supérieur dans le contexte de la numérisation, émettant le souhait de voir arriver sur le marché du travail des jeunes suffisamment préparés à ces nouveaux défis. Ils demandent plus généralement un soutien politique pour le passage au numérique, les développements technologiques et l'accès à certaines plates-formes comme le registre national ou l'interface e-health.

Enfin, Assuralia aimerait voir le pouvoir d'achat des futurs seniors préservé. Si le taux de contribution moyen pour le financement des assurances groupe s'élève actuellement à quelque 3% de la masse salariale, l'association estime qu'un financement à raison de 7% constitue l'objectif à atteindre.