Selon Bespoke Investment Group, décembre est en effet le meilleur mois de l'année avec 74 hausses en 100 ans et un gain moyen de 1,55% pour le Dow Jones. Les bonnes années boursières (2019 en est une), la seconde quinzaine de décembre se clôture même neuf fois sur 10 sur un gain.
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Selon Bespoke Investment Group, décembre est en effet le meilleur mois de l'année avec 74 hausses en 100 ans et un gain moyen de 1,55% pour le Dow Jones. Les bonnes années boursières (2019 en est une), la seconde quinzaine de décembre se clôture même neuf fois sur 10 sur un gain. Comment l'expliquer ? Le window dressing y contribue, les gérants professionnels achetant des titres qui ont brillé pour rendre leur rapport de gestion plus sexy. La principale explication est toutefois simplement la présence des fêtes de fin d'année. Les publications d'entreprises et de banques centrales ralentissent. Les investisseurs prennent congé. Les marchés fonctionnent sur pilote automatique avec des volumes réduits, ce qui leur réussit plutôt bien. Historiquement, le deuxième meilleur mois de l'année après décembre est en effet juillet... Cette année, les investisseurs espèrent aussi de bonnes nouvelles en provenance des élections britanniques (Brexit) et des négociations commerciales sino-américaines. La hausse de fin d'année, un pari sans risque ? Sûrement pas, comme l'a montré lundi l'annonce surprise par Donald Trump de surtaxes douanières sur l'acier argentin et brésilien. La semi-léthargie des marchés devient alors un facteur aggravant comme on l'a vu en décembre 2018. Wall Street avait perdu 9% et il avait fallu attendre les déclarations du président de la Fed Jerome Powell début janvier pour éteindre l'incendie. Depuis 20 ans et la " robotisation " des marchés, les mois de juillet et décembre ont d'ailleurs perdu de leur superbe. Ils ont été dépassés par mars-avril et octobre- novembre, soit quand les investisseurs " humains " sont le plus actifs. Et le pire mois de l'année est devenu janvier avec une perte moyenne de 1,26%...