Pour l'Union des classes moyennes, de tels chiffres doivent pousser les responsables politiques à mettre en place des mesures pour enrayer l'augmentation des faillites, d'autant qu'elles touchent particulièrement les plus jeunes sociétés : 35% ont moins de 5 ans d'activité ; 61% moins de 10 ans. Face à cette situation l'UCM demande de renforcer la politique de lutte contre les faillites via un plan en 4 axes : réductions drastiques des charges sociales et fiscales ; prévention en accompagnant les jeunes entreprises de manière systématique durant les trois premières années de leur existence et s'assurer que les entrepreneurs aient un minimum de connaissance en gestion ; ponctualité dans les paiements par les pouvoirs publics (ils paient actuellement avec un délai moyen de 69 jours) ; et, tolérance : lorsque les entrepreneurs font face à des difficultés, des majorations importantes en matière de TVA, ONSS, intérêts de retard pour non-paiement des impôts, etc. s'accumulent et enterrent parfois littéralement les entreprises. Il est parfois possible d'exempter les entreprises de ces punitions afin de leur permettre de s'en sortir. (Belga)