Le nouveau contrôle budgétaire a permis de trouver 1,819 milliard d'économies et de nouvelles recettes. Simultanément, une réserve de 650 millions d'euros a été constituée. Une petite portion de l'effort - plus précisément 37 millions d'euros - sera imposée à l'investisseur, sous la forme d'une augmentation de la taxe boursière.

La taxe boursière sur les actions, warrants, strips et certificats immobiliers passera ainsi de 0,22% à 0,25%. Notez que cette taxe avait déjà été relevée en décembre - à l'époque, de 0,17% à 0,22% - et doit être payée à la fois sur les achats sur les ventes. Le tarif maximum de la taxe boursière est porté à 740 euros.

La taxe boursière sur les fonds de placement qui réinvestissent les revenus des actifs sous-jacents - les "fonds de capitalisation" - est relevée de 0,65% à 1 %, avec un nouveau tarif maximum de 1500 euros. Cette taxe ne doit être payée que sur les ventes de fonds, mais porte sur la totalité du capital.

Avec l'augmentation de la taxe boursière, Di Rupo vise donc les investisseurs en actions et en fonds de placement de type capitalisation. L'augmentation de la taxe boursière entrerait en vigueur à partir du 1er mai 2012. Aucune modification n'est prévue pour les autres placements comme les bons d'État et les obligations.

Signalons enfin que la piste d'un relèvement du précompte mobilier pour tout le monde - et donc pas uniquement pour ceux dont les revenus issus de produits financiers dépassent 20.020 euros - de 21% à 25% n'a pas été retenue. Le "petit" épargnant reste donc (pour l'instant ?) ... épargné.

Johan Steenackers