La Belgique a progressé dans la diminution de l'écart salarial entre les hommes et les femmes. En 2014, la différence de salaire horaire entre un travailleur et une travailleuse à temps plein était inférieure à 5 %. Par rapport à 2005, notre pays est celui qui a réduit le plus cet écart parmi les pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques, selon une étude publiée par celle-ci.

Les femmes qui travaillent à temps plein gagnent toujours moins que les hommes. Au sein de l'OCDE, un groupe de pays principalement prospères, la différence s'élevait en moyenne à 15 % en 2014, contre 16 % en 2005.

Le plus grand écart salarial se situe en Corée du sud (35 %).

C'est la Belgique qui enregistre le meilleur score (moins de 5 %). Et nous allons dans la bonne direction. En comparaison de 2005, l'écart salarial dans notre pays a diminué de près de dix points de pourcentage, remarque l'OCDE.

"Ce n'est pas la première fois que la Belgique fait figure de bonne élève dans ce type d'enquête", précise Jan Denys, spécialiste du marché du travail au sein de la société de ressources humaines Randstad. "Notre système gomme les différences. La formation des salaires est très centralisée et fixée par les conventions collectives de travail. Cette situation est aussi due aux syndicats, qui sont encore très présents chez nous. L'égalité fait en outre partie de notre culture. Enfin, les ministres de l'Emploi s'y sont fortement attelés ces dix dernières années. Avec des résultats à la clé."

Traduction : virginie·dupont·sprl