Les Belges sont les deuxièmes plus riches d'Europe, juste derrière les Néerlandais, avec un patrimoine financier moyen par habitant de 121.000 euros. L'augmentation annuelle de ce patrimoine a été de 3.830 euros en moyenne, selon une récente étude de l'assureur-crédit Allianz Trade menée en Europe.

L'étude s'est portée sur l'évolution du patrimoine financier moyen des particuliers au cours des dix dernières années dans les différents pays européens. Dans cette étude, Allianz Trade a pris compte de la valeur de l'épargne, des placements et des pensions, et n'a pas tenu compte de la valeur des biens immobiliers moins les dettes hypothécaires.

72% des Belges propriétaires

Si ce critère avait été retenu, la Belgique aurait sans doute pu obtenir un score encore plus élevé, étant donné que 72 % des Belges sont propriétaires de leur propre maison et qu'environ 850.000 d'entre eux possèdent même deux logements ou plus. A titre d'indication, les chiffres de la Banque Nationale de Belgique (BNB) révèlent que les Belges possédaient plus de 1.741 milliards d'euros de biens immobiliers en 2021.

Johan Geeroms, Director Risk Underwriting Benelux chez Allianz Trade, explique qu'un patrimoine peut croître de différentes manières : "Bien sûr, les taux d'intérêt se situent depuis longtemps autour de zéro, mais si les gens continuent à épargner beaucoup, le patrimoine peut augmenter considérablement. Cette épargne a également été utilisée beaucoup plus souvent pour des investissements, ce qui a généré de bons rendements ces dernières années. Les Néerlandais et les Finlandais obtiennent à cet égard les rendements d'investissement les plus élevés. Plus des deux tiers de la croissance de leur patrimoine étaient dus à des appréciations de valeur, contre moins d'un quart en Allemagne. Ils n'ont pas à utiliser leurs revenus pour atteindre leurs objectifs d'épargne, ils le font par le biais d'investissements. "

L'épargne, un luxe pour les Belges

Pourtant le Belge aimerait épargner davantage. Mais, selon un rapport de l'European Consumer Payment Report (1), publié début décembre, l'inflation actuelle l'empêche de mettre de l'argent de côté, à cause notamment de la hausse des prix de l'énergie et des produits de consommation.

Ainsi ce rapport révèle notamment que l'épargne semble devenir un luxe que de nombreux Belges ne peuvent plus se permettre. Plus de la moitié des Belges (54%) se disent inquiets de savoir s'ils pourront s'offrir une retraite confortable. Un pourcentage similaire est insatisfait du montant qu'ils peuvent épargner chaque mois (53%). La moitié des Belges semblent être en mesure d'épargner 10% de leur salaire, mais un sondé sur cinq n'épargne rien du tout.

Un Belge sur cinq (20%) dispose de moins d'un mois de salaire pour faire face à des dépenses imprévues. Pourtant, c'est toujours la raison principale pour laquelle les Belges souhaitent épargner (pour 38% des sondés). D'autres objectifs sont la retraite (16%) ou les voyages (10%).

Les Pays-Bas en tête du top 10

L'étude d'Allianz Trade démontre, par ailleurs, que les Pays-Bas arrivent en tête du top 10 des pays de l'Union européenne possédant le plus important patrimoine financier. Fin de l'année passée, le patrimoine financier moyen par habitant aux Pays-Bas était de 176.510 euros, soit, comme le souligne l'assureur-crédit, plus de 4,5 fois le score le plus bas détenu par le Portugal.

De plus, c'est également aux Pays-Bas que le patrimoine a augmenté le plus rapidement en moyenne au cours des dix dernières années, à savoir de 7.230 euros par an. Allianz Trade souligne encore que "dans aucun autre pays européen du top 10, la richesse n'est aussi bien répartie entre les classes de revenus."

Allemagne championne de l'épargne

Si le Belge regrette de ne pas pouvoir épargner comme il le souhaite à cause de l'inflation, il n'en est pas de même pour son voisin allemand. L'Allemagne rafle en effet la palme d'or de l'épargne, selon l'étude d'Allianz Trade. "Les ménages allemands ont épargné le montant moyen annuel le plus élevé entre 2012 et 2021, soit 2.900 euros, souligne le communiqué de l'assureur-crédit. Les ménages aux Pays-Bas (2.210 euros), en France (1.790 euros) et en Belgique (1.740 euros) ont également épargné un montant supérieur à la moyenne. En bas de l'échelle, nous retrouvons les ménages du sud de l'Europe : l'Italie (920 euros), l'Espagne (580 euros) et le Portugal (450 euros)." En Allemagne, le patrimoine a augmenté en moyenne de 3.840 euros par an.

Attention à l'inflation

L'inflation pourrait bien mettre un terme, ou du moins ralentir fortement cette hausse du patrimoine européen, en pesant de manière négative sur les rendements des investissements. "La hausse sans précédent de l'inflation l'entame sérieusement, explique Johan Geeroms. En 2021, le rendement total moyen a chuté de -60 %. En 2022, ce sera pire encore. Le rendement sera fortement négatif. Pour 2023, on peut s'attendre à une amélioration. Cependant, avec une inflation annuelle d'environ 5 %, les rendements resteront très probablement dans le rouge. "

(1) Le rapport est basé sur une enquête européenne menée dans 24 pays par le fournisseur de services financiers Intrum. Au total, plus de 24.000 Européens ont participé à l'enquête, dont au moins 1.000 Belges.

Les Belges sont les deuxièmes plus riches d'Europe, juste derrière les Néerlandais, avec un patrimoine financier moyen par habitant de 121.000 euros. L'augmentation annuelle de ce patrimoine a été de 3.830 euros en moyenne, selon une récente étude de l'assureur-crédit Allianz Trade menée en Europe. L'étude s'est portée sur l'évolution du patrimoine financier moyen des particuliers au cours des dix dernières années dans les différents pays européens. Dans cette étude, Allianz Trade a pris compte de la valeur de l'épargne, des placements et des pensions, et n'a pas tenu compte de la valeur des biens immobiliers moins les dettes hypothécaires. 72% des Belges propriétaires Si ce critère avait été retenu, la Belgique aurait sans doute pu obtenir un score encore plus élevé, étant donné que 72 % des Belges sont propriétaires de leur propre maison et qu'environ 850.000 d'entre eux possèdent même deux logements ou plus. A titre d'indication, les chiffres de la Banque Nationale de Belgique (BNB) révèlent que les Belges possédaient plus de 1.741 milliards d'euros de biens immobiliers en 2021.Johan Geeroms, Director Risk Underwriting Benelux chez Allianz Trade, explique qu'un patrimoine peut croître de différentes manières : "Bien sûr, les taux d'intérêt se situent depuis longtemps autour de zéro, mais si les gens continuent à épargner beaucoup, le patrimoine peut augmenter considérablement. Cette épargne a également été utilisée beaucoup plus souvent pour des investissements, ce qui a généré de bons rendements ces dernières années. Les Néerlandais et les Finlandais obtiennent à cet égard les rendements d'investissement les plus élevés. Plus des deux tiers de la croissance de leur patrimoine étaient dus à des appréciations de valeur, contre moins d'un quart en Allemagne. Ils n'ont pas à utiliser leurs revenus pour atteindre leurs objectifs d'épargne, ils le font par le biais d'investissements. " L'épargne, un luxe pour les Belges Pourtant le Belge aimerait épargner davantage. Mais, selon un rapport de l'European Consumer Payment Report (1), publié début décembre, l'inflation actuelle l'empêche de mettre de l'argent de côté, à cause notamment de la hausse des prix de l'énergie et des produits de consommation.Ainsi ce rapport révèle notamment que l'épargne semble devenir un luxe que de nombreux Belges ne peuvent plus se permettre. Plus de la moitié des Belges (54%) se disent inquiets de savoir s'ils pourront s'offrir une retraite confortable. Un pourcentage similaire est insatisfait du montant qu'ils peuvent épargner chaque mois (53%). La moitié des Belges semblent être en mesure d'épargner 10% de leur salaire, mais un sondé sur cinq n'épargne rien du tout. Un Belge sur cinq (20%) dispose de moins d'un mois de salaire pour faire face à des dépenses imprévues. Pourtant, c'est toujours la raison principale pour laquelle les Belges souhaitent épargner (pour 38% des sondés). D'autres objectifs sont la retraite (16%) ou les voyages (10%). Les Pays-Bas en tête du top 10L'étude d'Allianz Trade démontre, par ailleurs, que les Pays-Bas arrivent en tête du top 10 des pays de l'Union européenne possédant le plus important patrimoine financier. Fin de l'année passée, le patrimoine financier moyen par habitant aux Pays-Bas était de 176.510 euros, soit, comme le souligne l'assureur-crédit, plus de 4,5 fois le score le plus bas détenu par le Portugal.De plus, c'est également aux Pays-Bas que le patrimoine a augmenté le plus rapidement en moyenne au cours des dix dernières années, à savoir de 7.230 euros par an. Allianz Trade souligne encore que "dans aucun autre pays européen du top 10, la richesse n'est aussi bien répartie entre les classes de revenus."Allemagne championne de l'épargneSi le Belge regrette de ne pas pouvoir épargner comme il le souhaite à cause de l'inflation, il n'en est pas de même pour son voisin allemand. L'Allemagne rafle en effet la palme d'or de l'épargne, selon l'étude d'Allianz Trade. "Les ménages allemands ont épargné le montant moyen annuel le plus élevé entre 2012 et 2021, soit 2.900 euros, souligne le communiqué de l'assureur-crédit. Les ménages aux Pays-Bas (2.210 euros), en France (1.790 euros) et en Belgique (1.740 euros) ont également épargné un montant supérieur à la moyenne. En bas de l'échelle, nous retrouvons les ménages du sud de l'Europe : l'Italie (920 euros), l'Espagne (580 euros) et le Portugal (450 euros)." En Allemagne, le patrimoine a augmenté en moyenne de 3.840 euros par an.Attention à l'inflationL'inflation pourrait bien mettre un terme, ou du moins ralentir fortement cette hausse du patrimoine européen, en pesant de manière négative sur les rendements des investissements. "La hausse sans précédent de l'inflation l'entame sérieusement, explique Johan Geeroms. En 2021, le rendement total moyen a chuté de -60 %. En 2022, ce sera pire encore. Le rendement sera fortement négatif. Pour 2023, on peut s'attendre à une amélioration. Cependant, avec une inflation annuelle d'environ 5 %, les rendements resteront très probablement dans le rouge. "