Avec les aides des gouvernements et l'impossibilité de dépenser, nombre de ménages occidentaux ont épargné durant les confinements. A la fin de l'année dernière, beaucoup ont spéculé sur ce bas de laine qui devait donner aux consommateurs les moyens de prendre leur revanche. Force est de constater que jusqu'à présent, ils n'ont pas été pris de folie consommatrice. Dans la zone euro, cette épargne excédentaire (par rapport au niveau d'épargne normal) a continué à augmenter tout au long du premier semestre pour atteindre un pic de 395 milliards d'euros en juillet dernier.

395 milliards: en euros, l'épargne des ménages européens en juillet dernier.

Depuis, les consommateurs européens n'ont que peu entamé leurs réserves à l'exception (inattendue) de nos voisins allemands qui ont déjà dilapidé près de 20 milliards. Réputés dépensiers, les ménages américains n'ont pourtant pas du tout entamé leurs réserves XXL de 2.338 milliards de dollars. Et au Royaume-Uni, les consommateurs ont même de nouveau épargné plus du double que la normale au deuxième trimestre. En incluant le Canada et le reste de l'Europe, ce sont donc plus de 3.000 milliards de dollars qui dorment sous les matelas et sur les comptes des consommateurs occidentaux.

Cette prudence est une mauvaise nouvelle pour les secteurs qui devaient profiter des "dépenses de revanche" comme le luxe, le prêt-à-porter, les équipements sportifs ou l'automobile. Dans le contexte actuel, cela pourrait toutefois être une bonne nouvelle pour les marchés en général. La mobilisation massive de cette épargne attiserait en effet encore davantage l'inflation et les tensions sur les taux. Une remontée du loyer de l'argent qui inquiète déjà suffisamment les investisseurs.

Avec les aides des gouvernements et l'impossibilité de dépenser, nombre de ménages occidentaux ont épargné durant les confinements. A la fin de l'année dernière, beaucoup ont spéculé sur ce bas de laine qui devait donner aux consommateurs les moyens de prendre leur revanche. Force est de constater que jusqu'à présent, ils n'ont pas été pris de folie consommatrice. Dans la zone euro, cette épargne excédentaire (par rapport au niveau d'épargne normal) a continué à augmenter tout au long du premier semestre pour atteindre un pic de 395 milliards d'euros en juillet dernier. Depuis, les consommateurs européens n'ont que peu entamé leurs réserves à l'exception (inattendue) de nos voisins allemands qui ont déjà dilapidé près de 20 milliards. Réputés dépensiers, les ménages américains n'ont pourtant pas du tout entamé leurs réserves XXL de 2.338 milliards de dollars. Et au Royaume-Uni, les consommateurs ont même de nouveau épargné plus du double que la normale au deuxième trimestre. En incluant le Canada et le reste de l'Europe, ce sont donc plus de 3.000 milliards de dollars qui dorment sous les matelas et sur les comptes des consommateurs occidentaux. Cette prudence est une mauvaise nouvelle pour les secteurs qui devaient profiter des "dépenses de revanche" comme le luxe, le prêt-à-porter, les équipements sportifs ou l'automobile. Dans le contexte actuel, cela pourrait toutefois être une bonne nouvelle pour les marchés en général. La mobilisation massive de cette épargne attiserait en effet encore davantage l'inflation et les tensions sur les taux. Une remontée du loyer de l'argent qui inquiète déjà suffisamment les investisseurs.