D'après la rumeur, la Banque centrale européenne (BCE) aurait l'intention de freiner ses achats de titres de dette à partir de mars prochain. Son président Mario Draghi dément. Mais il n'y a pas de fumée sans feu, estiment les investisseurs, qui propulsent en un mois le taux des obligations d'Etat belges à 10 ans de 0,1 % environ à 0,4 %, ce qui revient à le multiplier par quatre. "L'on recense un seul grand acheteur sur le marché obligataire, une seule partie qui imprime la direction qu'emprunteront les taux obligataires. Si la BCE réduit progressivement ses achats de titres de dette alors que l'offre reste inchangée, la demande d'obligations va s'essouffler. Les prix baisseront, et les taux d'intérêt augmenteront proportionnellement", analyse Geert Gielens, économiste en chef chez Belfius. Que signifie une remontée des taux pour vos finances ? Quand deviendra-t-elle perceptible ?
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