La législation belge interdit un intérêt négatif sur le carnet d'épargne réglementé. Mais sur d'autres comptes, c'est en principe possible. Cela signifierait que les clients devraient payer la banque afin de conserver leur argent en toute sécurité. A l'étranger, il y a déjà des banques qui appliquent une telle indemnité à leurs grosses fortunes ou aux clients business.

Les clients d' ING Belgique ne doivent pas encore payer pour la conservation de leur argent, mais la banque est bel et bien préparée à ce que l'impensable arrive. "Les systèmes IT de ING Belgique peuvent traiter les taux d'intérêt négatifs, au cas où cette situation se présenterait", semble-t-il. "La banque suit les marchés financiers de près et agit en ligne avec sa propre stratégie commerciale."

Les systèmes informatiques de Belfius ne sont pas adaptés pour l'application d'un taux négatif sur les produits d'épargne et de placement. "Et aujourd'hui, nous n'appliquons pas d'intérêts négatifs", nous dit un porte-parole.

Réponses évasives

Les deux autres grandes banques donnent des réponses évasives quand on leur demande si leurs systèmes sont prêts pour les intérêts négatifs. BNP Paribas Fortis: "Ce n'est pas à l'ordre du jour. Si nécessaire, nous ferons les adaptations."

La banque fait savoir qu'elle n'envisage actuellement ni les taux nuls, ni les taux négatifs. "Le marché évolue par contre en permanence. Différentes banques internationales ont commencé l'imputation d'intérêts négatifs aux clients institutionnels."

La KBC, mot pour mot: "Nous ne prévoyons pas d'adaptations du système pour les intérêts négatifs pour nos clients retail, car on ne peut pas le faire d'un point de vue légal. Une imputation d'intérêts négatifs pour les clients professionnels et institutionnels fait bien partie des possibilités".

Nous n'avons jusqu'à présent reçu aucune réponse à nos autres questions.