Malgré la faiblesse persistante des taux d'intérêt et le fait qu'il va investir un milliard et demi de plus dans sa transformation numérique dans les trois années à venir, le groupe dirigé par Johan Thijs a réussi à engranger un bénéfice net de presque 1,5 milliard d'euros entre début janvier et fin juin, dont 855 millions rien que pour le dernier trimestre (contre 721 millions un an plus tôt). A mi-parcours, le résultat net du bancassureur s'inscrit en hausse de 33 % par rapport à l'an dernier (1,11 milliard).

De très bonnes performances opérationnelles, notamment en Belgique, expliquent ce solide résultat. Le produit net bancaire du groupe (la somme de sa marge d'intermédiation et des commissions qu'il perçoit) a ainsi atteint au deuxième trimestre 3,9 milliards d'euros, en hausse de quasiment 10 % par rapport à l'an dernier, et cela notamment grâce à des crédits et des dépôts qui ont encore augmenté. De quoi soutenir les revenus nets d'intérêt, malgré une marge d'intermédiation en légère diminution (à 1,86 %). Par ailleurs, les revenus issus des commissions et des activités d'assurance non-vie s'affichent en forte hausse avec des niveaux de croissance à deux chiffres. Quant aux coûts, ils sont restés sous contrôle. Résultat des courses : la machine KBC tourne à plein régime, avec une rentabilité qui pointe désormais à 20 %, contre 18 % pour l'ensemble de l'année en 2016. De quoi confirmer son statut actuel d'institution financière figurant parmi les plus performantes d'Europe.

1,48 milliard d'euros. Le bénéfice net dégagé par le bancassureur au premier semestre, contre 1,11 milliard l'an dernier.