Fin 2011, les autorités fédérales et régionales ont souscrit pour quelque 180 millions d'euros d'un emprunt obligataire d'Ethias Finance. Le holding mère de l'assureur homonyme n'avait pu collecter que 100 des 280 millions d'euros prévus auprès d'investisseurs institutionnels pour absorber la dépréciation du lot d'actions Dexia. Pour éviter une nouvelle liquidation - comme dans le cas du Holding communal et d'Arco -, les actionnaires publics d'Ethias Finance ont comblé le trou.

Pourtant, l'assureur affirme qu'il n'est pas question de la moindre aide publique. Son porte-parole, Dries Olemans ajoute : " Le fonctionnement opérationnel ou la rentabilité d'Ethias n'ont jamais posé de problème. Après la crise de 2008, la nouvelle direction et le personnel ont énormément travaillé à la réalisation de notre modèle d'affaires. Nous avons conservé la confiance de nos clients et maintenu notre position parmi les plus grands assureurs belges. Le succès de l'emprunt obligataire constitue dès lors un grand pas en avant pour Ethias (à la fois la SA et le Holding) dans la liquidation de l'"héritage Dexia". "

Par ailleurs, Ethias a souligné que la société opérationnelle n'est pas impliquée dans l'opération. Dries Olemans poursuit : " Il s'agit d'obligations émises par le holding mère, assorties d'une échéance et d'un rendement définis. Comme annoncé précédemment, ni le timing, ni le contexte n'étaient idéaux pour placer une obligation. C'est pourquoi les différentes autorités publiques, en tant qu'actionnaires, ont suivi l'évolution de l'emprunt de très près. À un certain moment, elles ont estimé, dans l'intérêt de toutes les parties impliquées, qu'il était opportun que les actionnaires se joignent aux institutions non publiques (généralement des compagnies d'assurances ou des institutions financières belges et étrangères) pour souscrire également à l'emprunt obligataire. " C'est donc une aide publique taillée dans un costume privé.

Eric Pompen

Fin 2011, les autorités fédérales et régionales ont souscrit pour quelque 180 millions d'euros d'un emprunt obligataire d'Ethias Finance. Le holding mère de l'assureur homonyme n'avait pu collecter que 100 des 280 millions d'euros prévus auprès d'investisseurs institutionnels pour absorber la dépréciation du lot d'actions Dexia. Pour éviter une nouvelle liquidation - comme dans le cas du Holding communal et d'Arco -, les actionnaires publics d'Ethias Finance ont comblé le trou. Pourtant, l'assureur affirme qu'il n'est pas question de la moindre aide publique. Son porte-parole, Dries Olemans ajoute : " Le fonctionnement opérationnel ou la rentabilité d'Ethias n'ont jamais posé de problème. Après la crise de 2008, la nouvelle direction et le personnel ont énormément travaillé à la réalisation de notre modèle d'affaires. Nous avons conservé la confiance de nos clients et maintenu notre position parmi les plus grands assureurs belges. Le succès de l'emprunt obligataire constitue dès lors un grand pas en avant pour Ethias (à la fois la SA et le Holding) dans la liquidation de l'"héritage Dexia". " Par ailleurs, Ethias a souligné que la société opérationnelle n'est pas impliquée dans l'opération. Dries Olemans poursuit : " Il s'agit d'obligations émises par le holding mère, assorties d'une échéance et d'un rendement définis. Comme annoncé précédemment, ni le timing, ni le contexte n'étaient idéaux pour placer une obligation. C'est pourquoi les différentes autorités publiques, en tant qu'actionnaires, ont suivi l'évolution de l'emprunt de très près. À un certain moment, elles ont estimé, dans l'intérêt de toutes les parties impliquées, qu'il était opportun que les actionnaires se joignent aux institutions non publiques (généralement des compagnies d'assurances ou des institutions financières belges et étrangères) pour souscrire également à l'emprunt obligataire. " C'est donc une aide publique taillée dans un costume privé. Eric Pompen